HiStOiReS VaGaBoNdEs
"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Mes amis
Album photos

Mes albums

La carte des lieux visités



Rubriques

A1. POEMES : liens
A2. RECITS : liens
A3. LITTERATURE : liens
A4. HISTOIRE GEOGRAPHIE : liens
A5. ARTS : liens
A6. HUMEUR : liens
B10. PARIS
B11. PRAGUE
B12. BUDAPEST
B13. BULGARIE
B14. ISTANBUL
B15. TURQUIE
B16. TBILISSI
B17. GEORGIE

Sites favoris

http://inde.uniterre.com
http://inde2.uniterre.com
http://inde3.uniterre.com
http://nepalaises.uniterre.com
http://bouddha.uniterre.com
http://sikh.uniterre.com
http://hindou.uniterre.com
http://darjeeling.uniterre.com
http://durajasthan.blogspot.com
http://gujarates.blogspot.com
http://nepalaises.blogspot.com
http://bouddhique.blogspot.com
http://hindouistes.blogspot.com
http://jain.uniterre.com
http://jainiste.blogspot.com
http://georgia.uniterre.com

Newsletter

Saisissez votre adresse email

LE CIRQUE DE ZELVE (CAPPADOCE) (20 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

LE CIRQUE DE ZELVE

 

 

(CAPPADOCE)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 1

 

 

 

J'arrive à Zelve en stop. Mon jeune conducteur. qui roule vers Avanos,  avoue savourer à l'avance son vendredi après-midi :

- "J'ai échappé à la mosquée !"

- "Bonne idée ! Pourquoi ne pas prier dans la nature ? C'est un des meilleurs endroits !"

 

 

L'entrée est de 8 liras. Temps ensoleillé, mon humeur est au zénith. Aucun visiteur à cette heure du déjeuner.

Le cirque forme un large fer à cheval hérissé de cônes.

Les panneaux indiquent trois vallées. Quand on s'avance dans Zelve I, on ne distingue que les deux premières.

 

 

 

2

 

 

 

Le chemin monte sur la gauche, mais je le quitte si quelque chose m'attire.

 

 

 

                   

 

 

Des séries de salles ont été creusées dans la falaise.

 

 

 

 

 

 

À gauche du premier pont, je découvre un moulin, avec sa meule, des greniers, des églises.

 

 

 

 

 

Zelve est un grand centre religieux du IXe au XIIIe siècle. Et la cité troglodyte reste habitée jusqu'aux années 1950. Mais l'État évacua la population pour des raisons de sécurité.

À force de creuser salles et galeries dans les falaises, des pans entiers menaçaient de s'effondrer.

 

 

 

 

 

L'érosion et les séismes renforcent cette fragilité.

 

 

En marchant, j'imagine la résistance des gens. Abandonner un tel site a dû être une crève-coeur.

Vivre dans une communaute soudée. Rompre une tradition millénaire d'indépendance. À l'écart des villes. Affranchis des taxes et autres impôts...

 

 

Plus haut, j'entre dans une église.

 

 

 

Des fresques très abîmées laissent apparaitre des anges, des croix rouges et blanches ou des grappes de raisin.

On peut monter à l'étage.

 

 

 

 

 

Dans le tuf de la falaise, les salles se superposent sur deux ou trois niveaux.

Je grimpe les marches sculptées dans le tuf en imaginant l'utilisation des grottes. Les points de vue sont superbes.

 

 

 

 

 

 

 

 

À une coudée du sentier, je décide de pique-niquer.

 

 

 

 

Personne. Le soleil réchauffe l'air. Le silence est merveilleux.

En chemise, j'étale sur l'herbe pain, poulet rôti, tomate et mandarine. Sans penser. Jouissant du pur bonheur d'être.

 

 

J'entends un léger bruit. Un homme descend le chemin.

Je mange lentement, l'esprit vide. Il passe dans mon dos. Aucun de nous ne parle. Il disparaît très vite derrière la falaise. S'en allant déjeuner après une visite matinale.

 

 

 

3

 

 

 

Plus haut, l'église sainte Croix porte une inscription au-dessus de la porte, traduite sur un panneau d'information.

 

 

 

 

Alors que je regarde le fond du cirque à l'étage, je vois passer trois randonneurs, qui rebroussent chemin vers la sortie. 

Il n'est pas tard, mais le froid devient mordant.

 

 

Je dois remettre ma parka. Casquette et gants sont utiles mi-décembre. Le froid saisit dans les zones ombragées.

Parvenu au bout de la première vallée, je longe le fond du cirque, des deux côtés du pont.

 

 

 

 

Sur le versant, les roches prennent des formes tourmentées, comme déchiquetées par une chaleur et une pression extrêmes.

 

 

 

 

 

En longeant le versant, je trouve un haut escalier. Mais des fagots épineux interdisent son accès. Et là-haut, des chaînes barrent l'entrée du tunnel.

Contournons la falaise pour aboutir dans Zelve II ou II. Je ne sais plus bien ! 

 

 

Sur le col, je repère cette nouvelle vallée, avec une mosquée intégrée à la paroi.

Sur l'autre versant, la falaise est trouée de toute part. Deux énormes ouvertures forment deux cavernes gigantesques.

 

 

 

 

Certaines grottes s'agrandissent à la suite d'un effondrement. D'ailleurs, des rochers éparpilléà la base en disent long.

 

 

Dans la première vallée, le soleil n'atteint plus que les hauteurs. Terminés les bains de soleil paradisiaques !

 

 

 

 

Des gémissements m'alertent. Un chiot approche, craintif. Immobile, je l'appelle doucement. Mais ce peureux préfère remonter derrière des buissons. Son frère agit de la même manière !

Dans la descente, plusieurs accès sont interdits par des fagots épineux. Les éboulements doivent être fréquents.

 

 

 

4

 

 

 

La nouvelle vallée est gardée par une mosquée. Sans doute une église reconvertie. Le mirhab est creusé dans le tuf.

Pendant des siècles, les habitants étaient Chrétiens. Après l'islamisation de l'Anatolie, c'était un lieu de refuge contre la persécution. Chrétiens et musulmans ont sans doute cohabité à Zelve.

 

  

 

 

 

Petit tour de la vallée.

 

 

 

Les nombreuses salles dans la falaise révèlent un fort peuplement.

Les pigeonniers sont souvent décorés. Par des artistes des XVIIIe et XIXe siècles, m'apprend un panneau. On trouve des équivalents dans toute la Cappadoce.

 

 

 

 

 

Des périmètres de sécurité entourent plusieurs zones, en particulier au bas des falaises.

J'ai envie d'explorer une caverne. Un panneau d'information indique que c'est un ancien monastêre.

 

 

 

 

Les étables étaient creusées au rez de chaussée, les habitations dans les étages.

La grande place, en face du monastêre, rassemblait le peuple au cour des fêtes, des discussions politiques ou tout autre rassemblement. 

 

 

Mais il est 15h45, ce qui est tard en cette saison. Je veux m'arrêter à Pasabag, pour voir de près ses cheminées de fée. Il est donc temps de quitter Zelve.

 

 

 

5

 

 

 

Pendant plus de trois heures, j'ai croisé à Zelve quatre personnes et deux chiots.

Alors que je quitte le domaine, un gros chien roux fonce sur moi. Je le caresse, il me fait fête. Nous sommes déja amis.

En route pour Pasabag !

 

 

Il m'accompagne deux cent mètres, puis me devance. Il s'arrête, vérifie que je le suis, trotte de nouveau. Ce rouquin sympathique est plein d'énergie.

Il galope à travers la lande, monte sur le plateau, décrit une vaste ellipse, aboie dans ma direction.

 

 

Quittant la route, je traverse landes et vignobles. Les vignes sont en partie enterrées pour les protéger du froid. J'arrive ainsi à ne pas perdre des yeux mon dingo cavaleur.

Comme nous approchons de Pasabag, j'appelle ce chien fou de vitesse et d'amitié. Il me rejoint.

 

 

Nous marchons maintenant sur la route.

Mais il s'arrête net. Il vient de voir un autre chien, un gros, qui trottine au milieu de la route.

Va-t-il y avoir une querelle de territoire ?

Malgré mes appels d'encouragement, Champion ne bouge plus. Assis au bord de la route, il me regarde m'éloigner vers Pasabag.

Adieu Speed Crazy ! Que la vie te soit douce !

 

 

 

LIENS avec ce texte :

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


Lien

Publié à 19:40, le 15/12/2012 dans B15. TURQUIE, Zelve
Mots clefs :