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"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


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MONASTÈRE DE SAPARA (Géorgie, 01.13) (16 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

 

MONASTÈRE

 

DE

 

SAPARA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

TAXI OU JEEP ?

 

 

 

Le 6 janvier, je renonce à une visite de Sapara. Une épaisse couche de neige, accumulée au cour de la nuit, rend le trajet périlleux. Je me console en parcourant la forteresse d'Akhaltsikhe.

 

 

De retour chez mes amis d'Akhaltsikhe, j'espère aller à Sapara ce 14 janvier.

Au lever, je me précipite à la fenêtre : les rues sont recouvertes d'une neige nouvelle !

Tentons quand même le coup.

 

 

Après 10h, j'aborde un taxi sur l'avenue Tamar Mepe.

Sapara ? Non, trop risqué. Il me propose Vardzia. Je connais déja... Il me suggère d'essayer en jeep. Je suis d'accord. Il téléphone et j'attends l'arrivée de la jeep.

 

 

Mais un autre chauffeur de taxi me rejoint. Il est d'accord pour Sapara. Combien ?

Avec des signes, je comprends 30 laris.

Trop cher ! Je propose 25 laris. Accord conclu !

Sa Ford est garéà une dizaine de mètres.

 

 

 

2

 

 

 

UN TRAJET MOUVEMENTÉ

 

 

 

Il tente de démarrer, mais n'y arrive pas. Le moteur hoquette. Il s'insère quand même sur l'avenue. L'aventure commence modestement... Nous roulons au ralenti, dans un souffle. Le moteur cale une fois, deux fois...

Le parebrise est étoilé sous mon nez. Ce chauffeur est habitué aux péripéties...

Ça y est, nous roulons enfin, demi tour vers la gare routière.

 

 

Il se tourne vers moi : "Petrol..."

Nous avons frôlé la panne sèche. Il prend de l'essence à la station service. Ensuite le moteur démarre normalement.

Serein, je ne regrette pas la jeep. Ce chauffeur me plait bien. Vaille que vaille, nous arriverons certainement à destination.

 

 

La traversée d'Akhaltsikhe est rapide. Nous montons à droite un versant vers les montagnes. Après un ou deux lacets, la route bitumée fait place à une route enneigée.

Le chauffeur se concentre pour prendre la meilleure trajectoire. Il vaut mieux éviter les couches épaisses de neige.

Souvent, je perds de vue la route, qui se confond avec le paysage environnant.

 

 

Détente pendant cette montée. Mais s'en est trop pour la Ford, qui n'arrive pas à franchir un passage difficile.

Le chauffeur fait marche arrière sur trente mètres.

En avant ! Grâce à l'élan et au repérage, la voiture passe de justesse.

 

 

Nous continuons ainsi jusqu'à un second passage, raide et très enneigé, où la Ford cale.

Marche arrière, élan sur trente mètres et nouvel échec !

Le chauffeur change de tactique. Il aplanit le passage en passant et repassant dessus. Ensuite, tête à queue...

Où veut-il en venir ?

L'arrière face à l'amont, il monte la pente en marche arrière ! Et cela fonctionne, nous franchissons l'obstacle...

À défaut de jeep, la jugeote est indispensable.

 

 

Il me demande l'autorisation de fumer. Je n'y vois aucun inconvénient. Après l'effort, le réconfort.

Avec l'altitude, nous roulons en pleine montagne.

Notre champ de vision s'élargit aux plaines entourées de montagnes. Je passe mon temps le nez collé au parebrise, joyeux de voir les paysages enneigés.

 

 

 

 

 

 

Après 40 minutes de trajet, nous arrivons au monastère de Sapara.

 

 

 

3

 

 

 

SAPARA

 

 

 

 

 

À gauche de l'entrée, des bâtiments abritent le séminaire.

Le chauffeur emporte une bouteille car l'eau est très pure. Je lui confie la mienne.

Des ruines d'une forteresse, deux tours émergent. 

 

 

 

 

 

 

L'église est fermée. Même style extérieur que la plupart des églises géorgiennes.

Le tympan du portail est sculpté.

 

 

 

 

 

 

Un moine descend le chemin et nous ouvre l'église.

Moine et chauffeur discutent avec animation près de l'entrée pendant ma visite.

 

 

 

 

 

Le haut de la coupole est orné d'un immense Christ Pantocrator sur fond rouge.

 

 

 

                         

 

 

 

D'autres fresques occupent les murs entre les fenêtres de la tour lanterne.

Un lustre donne l'aplomb de la verticale de l'être.

Les fresques couvrent en réalité la plupart des murs de l'église.

 

 

 

 

 

 

Par exemple, une Transfiguration (partie supérieure ici ) :

 

 

 

 

 

Le choeur est richement décoré : panneaux de bois sculptés de feuilles de vigne et de raisins, panneaux de pierre sculptée, icônes,...

 

 

 

 

 

 

Les panneaux de pierre sculptés sont d'une grande qualité. Scènes traditionnelles, représentant : Daniel et les lions, Saint-Georges terrassant le dragon...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur un côté, une déisis est assez abimée.

 

 

 

 

 

 

Quelques icônes me plaisent :

 

 

 

 

 

 

Comme souvent dans les églises, je croise des anges dans celle de Sapara. Les voyageurs se comprennent sans trop de paroles. Cet ange transporte le monde avec aisance.

Légers coups d'ailes en guise de clins d'oeil. 

 

 

 

 

 

 

 

VOIR la SUITE sur :

 

13/01/2013: MONASTERE DE SAPARA 2 (7 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 12:49, le 14/01/2013 dans B17. GEORGIE, Sapara
Mots clefs :

MONASTERE DE SAPARA 2 (Géorgie, 01.13) (7 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

MONASTÈRE

 

DE

 

SAPARA

 

 

 

(suite)

 

 

 

 

 

Je fais le tour de l'église.

La neige couvre les toits, les arbres et le sol, enrobe toute surface de sa fraîcheur légère.

 

 

 

 

 

 

Le monastère proprement dit occupe trois bâtiments au fond du vallon.

 

 

 

 

 

 

Quelle chance d'aller dans la plus parfaite quiétude.

Au-dessus de l'église, une chapelle ouverte contient de belles fresques. Une crucifixion, une déisis. Je retiens quelques portraits. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les tours de la forteresse me tentent. Certes, le chauffeur m'attend... Mais autant monter au château avant le retour. Où est le chemin ? La neige recouvre tout...

Pour gagner du temps, je coupe tout droit. Véritable escalade à travers les ronces et autres épineux. Quelques passages délicats, dans les rochers, avant de me hisser au sommet.

 

 

 

 

 

 

Ragaillardi par cette ascension, je descends de la tour dans la neige, en me retenant aux arbustes.

Dans la Ford, le chauffeur lance le moteur quand il m'aperçoit.

Il a rempli ma bouteille à la fontaine. De quoi étancher ma soif.

Dans la bonne humeur, nous reprenons la route d'Akhaltsikhe.

 

 

Le retour ne prend que trente minutes.

Au début, le vent balaye la neige fraîche, qui se déverse sur la route. Spectacle enchanteur. Mais le chauffeur doit y prendre garde. Quelques cailloux dévallent le talus jusque sur la route. Se trouver sur leur trajectoire serait manquer de chance !

 

 

Ensuite, le trajet est plus facile. Nul besoin de faire demi tour. La route a été aplanie. La nouvelle couche de neige, déposée depuis notre passage, n'est pas assez épaisse pour gêner réellement.

 

 

Le chauffeur enclenche une cassette de chansons russes.

Bercé par le rythme de la musique, un délicieux bien-être me saisit. Et la voix grave du chanteur me transporte dans une taverne où tous gobent des verres de vodka. 

Déja, nous arrivons au bout des lacets couverts de neige.

 

 

La route bitumée annonce Akhaltsikhe. Dommage, j'ai apprécié cette excursion.

Je demande au chauffeur de me déposer sur la place donnant sur la bibliothèque. Je veux y travailler.

Nous nous séparons très contents l'un de l'autre.

 

 

 

 

4

 

 

ÉPILOGUE

 

 

 

Après des adieux à Kate, je quitte Akhaltsikhe pour la deuxième fois. En laissant une amie véritable. Maintenant, Akhaltsikhe est une ville chère à mon coeur.

Dans la rue, je me retourne. Je réponds à Kate, qui me fait de grands signes de la main depuis son balcon.

Adieu ! Ou au revoir si Dieu nous prête vie.

 

 

L'avenue enneigée devient patinoire...

En zigzagant entre trottoir et chaussée, je descends vers la gare routière.

Dans son taxi, le chauffeur de Sapara me regarde avancer.

Je traverse l'avenue, il baisse sa vitre, nous engageons la conversation.

 

 

-"Gamarjoba ! Je m'en vais."

- "À Tbilisi ?"

- "Non. À Kutaisi, Zugdidi, Mestia !"

Nous éclatons de rire. Il aime bien les voyages.

Nous nous serrons la main. Je me souviendrai de sa trogne et de la virée à Sapara.

- "À bientôt, peut-être, à Akhaltsikhe !"

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

14/01/2013: MONASTÈRE DE SAPARA (16 PHOTOS)

9/01/2013: FORTERESSE D'AKHALTSIKHE (15 PHOTOS).
8/01/2013: FORTERESSE D'AKHALTSIKHE (2) (14 PHOTOS).
6/01/2013: UNE GÉORGIENNE AU COEUR D'OR (AKHALTSIKHE)
5/01/2013: ENVOYÉ DE DIEU (AKHALTSIKHE)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 12:28, le 13/01/2013 dans B17. GEORGIE, Sapara
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