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"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


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22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN (nouvelle) (nov. 2012).


22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN 2 (nouvelle)


14/11/2012: ENTRE DIEU ET POESIE


13/11/2012: HOMMAGE À HALLAJ (poeme)


12/11/2012: SOLEIL (poeme) (Istanbul, 25.XI.2012)


11/11/2012: ODE A ISTANBUL (poeme) (novembre 2012).


10/11/2012: SOUS LE SIGNE DU POISSON (poeme) (20.XI.2012)


9/11/2012: EYUP (Istanbul) (14 PHOTOS).


8/11/2012: ENTRE FENER ET BALAT (Istanbul) (11 PHOTOS).


7/11/2012: CHAT ET MOINEAU (poeme) (Istanbul, 16.XI.2012).


6/11/2012: LE PONT DE LA CORNE D'OR (Istanbul) (10 PHOTOS).


5/11/2012: MARCHE aux EPICES (Istanbul) (7 PHOTOS).


4/11/2012: HOCHA, ou de L'HOSPITALITE (1) (Istanbul).


3/11/2012: HOCHA, ou de L'HOSPITALITE (2) (Istanbul).


2/11/2012: D'AMOUR ET DE GLOIRE (poeme) (Istanbul, 9.XI.2012).


1/11/2012: EDEN (poeme).

 

31/10/2012: IGNORANCE (Istanbul, 6.XI.2012).


30/10/2012: ELEMENTS (de poesie) (Istanbul, 6.XI.2012).


29/10/2012: AMNESIE (poeme) (Istanbul, 6.XI.2012).


28/10/2012: MADRASSA RUSTEM PACHA par SINAN (Istanbul).


27/10/2012: PAPILLON (poeme) (Istanbul, 3.XI.2012).


26/10/2012: DOUBLE FIL de L'AMOUR (poeme) (Istanbul, 2.11.2012).


25/10/2012: AU MARCHE DE L'AMOUR (poeme) (31.10.2012)


24/10/2012: LES ARCHITECTES DE SAINTE-SOPHIE


23/10/2012: COMBAT AVEC L'HOMME (poeme) (Istanbul, 28.10.12)


22/10/2012: AU PAYS DES AVEUGLES (KADIKOY) (1 PHOTO).


21/10/2012: MOSQUEE SULTANAHMED (Istanbul) (8 PHOTOS).


20/10/2012: ET LE VERBE SE FAIT CHAIR (poeme) (Istanbul, 22/10/2012).


19/10/2012: MOSQUEE BLEU BLANC ROUGE (MOSQUEE RUSTEM PACHA) (7 PHOTOS).


18/10/2012: DE LA DANSE (Aphorismes) (23.10.2012).


17/10/2012: DEISIS : monde orthodoxe (7 PHOTOS).


16/10/2012: FONTAINES D'ISTANBUL (5 PHOTOS).


15/10/2012: GEOGRAPHIE D'ISTANBUL (avec TROIS CARTES).


14/10/2012: ENTRE BERCEAU ET TOMBEAU (poeme).


13/10/2012: CORNE D'OR JUSQU'À EYÜP (Istanbul). 1 CARTE, 19 PHOTOS


12/10/2012: RUHUNA FATIHA (ISTANBUL) (9 PHOTOS).


11/10/2012: CHATS D'ISTANBUL (3 PHOTOS).


10/10/2012: ANASTASIS (La Chora, Istanbul) (14.10,2012). (3 PHOTOS)


9/10/2012: MILLE FEUILLES D'ISTANBUL (1 PHOTO).


8/10/2012: QUATRE NOMS D 'ISTANBUL (1 CARTE).


7/10/2012: MOSQUEE IBRAHIM PACHA (ISTANBUL, 10/10/2012). (5 PHOTOS)


6/10/2012: LE PONT DE GALATA (Istanbul, 9.10.2012) (5 PHOTOS).


5/10/2012: RACONTER C'EST SE RIRE DE LA MORT (Istanbul)


4/10/2012: MUSIQUE ET DANSE DERVICHE TOURNEUR (Istanbul, 5/10/2012).


3/10/2012: ELOGE DE LA LUMIERE SAINTE SOPHIE ISTANBUL (9 PHOTOS)

 

 


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Publié à 11:47, le 29/11/2012 dans B14. ISTANBUL, Istanbul
Mots clefs :

ISTANBUL SUR JOURDAIN (nouvelle) (nov. 2012).

 

 

 

 

 

 

ISTANBUL

 

SUR

 

JOURDAIN

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

Je saute du lit avant l'aube.

Ce petit-déjeuner à huit heures est une hérésie. Comment attendre jusqu'à huit heures ?

À l'aube, je traverse Sultanahmed, Fatih, Zeyrek jusqu'à Carsamba en état d'apesanteur.

 

J'arrive au monastère de la Vierge de Pammakaristos bien avant son ouverture. Il a été transformé en musée. Commerces et écoles sont encore fermées.

Me voilà bien avancé... Et maintenant ?

 

Je fais le tour du monastère, ce cube de pierres et de briques, surmonté de deux bulbes à coupoles. Une des églises a été convertie en mosquée. Le croissant islamique remplace la croix.

Du côté où le mur est le plus bas, une grille le complète. Un chat noir assis sur le mur me regarde. J'ai déjà vu ce chat quelque part.

Je le caresse, il ronronne de plaisir, notre bonne d'entente dure trois minutes. L'iris droit est bleu, mais son iris gauche est vert. Quand il me fait un clin d'oeil, je crois rêver, mais il miaule avec énergie et saute dans le jardin du monastère.

 

Coups d'oeil à gauche et à droite. Personne.

Je grimpe, enjambe la grille avec précaution et saute à mon tour. Mon guide n'a pas l'air surpris. Il miaule de nouveau et traverse la pelouse sans se presser.

Je trotte pour le rattraper, où va-t-il ?

Il longe le mur du bâtiment, je le suis, il veut peut-être me montrer quelque chose. Il s'engouffre dans une brèche et disparaît ! 

C'est une vraie châtière, mais en me raclant le dos, je la franchis et me retrouve à l'intérieur.

 

 

2

 

 

Noir complet. D'abord je n'y vois rien. Où est passé ce chat ? Je ne l'entends pas, mais je commence à distinguer les lieux.

L'odeur de la terre, mêléà la poussière m'assaille.

Silence total. Je marche lentement vers un rayon lumineux. Il passe par une fenêtre au-dessus d'une porte. J'ouvre la porte, on y voit plus clair. Des voûtes couvrent les plafonds. C'est très beau.

On dirait un vestibule. La lumière entre par le fond, dans une troisième salle. Je m'y rends et m'arrête.

 

Des mosaïques couvrent la coupole du dôme, l'abside et même les côtés de l'église.

Je passe de l'une à l'autre, comme un gamin passe d'un éclair au chocolat à une tarte aux pommes ou à un mille-feuilles, devant la vitrine d'une pâtisserie miraculeuse.

Un rugissement me ramène sur terre.

 

 

3

 

 

- "Que fais-tu là, bougre d'âne ?", s'exclame un énergumène en agitant un bâton respectable.

Il sent le bouc et ressemble étonnamment à Jean le Baptiste.

- "Serais-tu Jean ? Celui qui baptisa Jésus dans les eaux du Jourdain ?"

- "Veux-tu une preuve, incrédule ? Toi qui entre ici comme un voleur ? Et que fais-tu de ton baptême ? Viens !"

 

Il m'empoigne le bras, me tire sous une mosaïque représentant le baptême de Jésus par Jean.

- "Regarde de tous tes yeux, regarde !"

Je découvre le Jourdain, les gens entourant Jean et Jésus dans un paysage de création du monde. Quand une lumière m'aveugle. Une tournade m'emporte, la poussière encrasse ma gorge.

 

 

4

 

 

Où suis-je ?

Je suis agenouillé près d'une rivière. Une voix rauque enflammée exorde le peuple à se repentir.

Monté sur un rocher plat qui affleure au-dessus de l'eau, Jean le Précurseur s'agite et tonne :

- "Venez car les temps sont proches ! Vous qui avez pêché, préparez-vous, le Messie est en route. Je baptise par l'eau, qui lave, qui purifie ! "

 

Une file d'hommes attend son tour sur la berge, avance lentement.

Chacun marche dans l'eau jusqu'aux cuisses, incline la tête. Jean verse l'eau recueillie dans ses mains en coupe en prononçant quelques mots à voix basse. Le voilà baptisé.

 

Les gens repartent ensuite sur un chemin, qui s'enfonce dans un défilé. Sans doute vers un village ou une ville. 

Les lieux sont désertiques, le vent soulève de la poussière jusqu'au dessus du Jourdain.

 

Je décide d'attendre la venue de Jésus. Jean continue son oeuvre de baptiseur pendant deux heures au moins. Quand la dernière personne est baptisée, il saute dans l'eau, regagne la berge.

 

 

5

 

 

- "Que fais-tu là, bougre d'âne ?", me lance-t-il avec hargne.

- "Je n'en sais rien. Quand Jésus doit-il venir ?"

- "Tu veux parler du Messie ? Personne n'en sait rien. Tu devrais relire attentivement les Écritures !"

- "Mais connais-tu le Messie ? L'as-tu déjà vu ?"

- "Bien sûr que non ! Quand je le verrai, je le reconnaitrais pour le Messie. Dieu m'enverra un signe !"

Et Jean me tourne le dos, s'éloigne sur un chemin que je n'avais pas remarqué.

 

Découragé, je m'assieds sur une pierre, faisant le point sur mes aventures. Istanbul rend maboul. Mais se retrouver en Palestine à dialoguer avec Jean le Baptiste. Enfin, si l'on peut converser avec un tel allumé...

Je me replonge dans mes pensées, craignant la tombée de la nuit. Quand un ronflement m'alerte. Je me lève, suit la piste sonore, qui me conduit à une petite grotte dans la roche.

 

 

6

 

 

Un homme allongé ronfle bruyamment. Un gros pichet de vin a roulé de quelques pas. Je le secoue, mais il se retourne contre terre et reprend ses ronflements.

Persuadé qu'une méthode radicale s'impose, je remplis le pichet dans le Jourdain et j'inonde joyeusement cet ivrogne.

 

Il grommelle, ouvre les yeux, jure épouvantablement. Puis il proteste :

- "Je n'avais pas besoin d'un second baptême ! Un m'a suffit ! Ce Jean est un loup qui chasse les brebis par troupeaux entiers ! Comment t'appelles-tu ?"

- "Je m'appelle Lionel, et toi ?"

- "Barnabé le tavernier. Avec deux amis, nous avons fêté notre baptême. Mais où sont-ils, ces faux frères ?" Il se lève en pestant : "Mon auberge est dans le village le plus proche. Que dirais-tu, Lionel, d'y boire à notre rencontre ?"

- "Volontiers, Barnabé. Je t'accompagne !"

 

Sur le chemin, je lui évite deux ou trois chutes car son équilibre reste imparfait...

- "Nous arriverons juste avant la tombée de la nuit. Cela vaut mieux avec les hyènes et les chacals..."

 

En effet, il ouvre sa taverne au crépuscule en poussant un rugissement barbare :

- "Cette promenade à la campagne m'a donné soif ! Tiens, camarade ! Ce fou de Jean t'a-t-il baptisé ?"

- "J'ai déja été baptisé. Recommencer serait inutile !"

- "Bien sûr ! Alors, comment trouves-tu mon grand cru spécial baptême ?"

- "Plutôt fort, non ?"

- "Penses-tu ! Ce fou de Baptiseur devrait faire attention. On dit qu'Hérode pense à le faire arrêter. Encore un coup de sa garce de femme !"

- "Comment ? En es-tu sûr ? Raconte !"

 

Ensuite, je ne me rappelle plus rien. 

Le vin était excellent, mais le tavernier a trop souvent rempli mon verre pour que je garde le moindre souvenir de la soirée.

 

 

7

 

 

Le lendemain, une odeur de mouton me réveille. Barnabé chante avec deux compères en tournant un gigot de mouton embroché. Ma tête joue du tambour et je titube.

- "Voilà Monseigneur sur ses jambes ! Le mouton sera prêt dans vingt minutes !", me lance Barnabé. Et il reprend le refrain d'une chanson à boire.

 

Je réponds vaguement entre les dents et gagne le seuil de l'auberge. Un soleil de plomb m'enserre le crâne. Au diable la Palestine ! Je remonte la rue jusqu'au marché, où deux ânes braient interminablement.

Je regarde les étals, où dominent dattes et bananes, sans arriver à m'intéresser aux bavardages de trois patriarches.

Quelque chose me préoccupe, mais j'ignore quoi exactement.

 

Soudain, je trouve. Comment se fait-il que je comprenne et parle la langue de Barnabé ou de Jean le Baptiste ?

Je m'assieds sur une caisse vide pour réfléchir à ce problème.

Mais un corbeau, posé à moins de deux mètres, me scrute comme un jeteur de sorts. Soudain, il coasse violemment en battant des ailes ! Troublé, je me lève d'un bond et le corbeau s'envole pesamment.

 

Un garçon de sept ou huit ans se plante devant moi, me prend la main :

- "Viens ! Ma mère est malade !"

- "Mais... Je ne suis pas..."

- "Viens vite ! Tu peux la soulager ! Je t'ai vu la soigner cette nuit dans mon rêve !"

 

Résigné, je laisse le garçon me guider vers sa maison.

Une pensée me traverse : "Et si je tuais ma première patiente ? Cette histoire va mal finir..."

 

SUITE du TEXTE :

 

 

22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN 2 (nouvelle)

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 18:55, le 22/11/2012 dans A3. LITTERATURE : liens, Istanbul
Mots clefs :

ISTANBUL SUR JOURDAIN 2 (nouvelle)

 

 

ISTANBUL

 

SUR

 

JOURDAIN

 

 

 

(Suite)

 

 

 

 

DÉBUT du TEXTE sur :

 

22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN (nouvelle) (nov. 2012).


 

 

 

8

 

 

 

Ruben annonce ma venue depuis la cour :

- "Le guérisseur est avec moi !"

Un homme vient à ma rencontre :

"Entrez, vous êtes le bienvenu !"

 

 

Une femme gémit et se tourne dans un lit qui occupe presque toute la pièce. Je prie comme rarement pour avoir la force de faire quelque chose d'utile pour cette femme.

Depuis la fenêtre, Ruben annonce calmement :

- "Tu vas guérir, maman. Je l'ai vu dans mon rêve !"

 

 

La malade étire ses lèvres pour sourire, mais elle échoue et ferme les yeux.

Je lui prends le pouls, que j'ai du mal à sentir. Alors un phénomène incompréhensible m'arrive. Je fais tous les gestes d'un médecin expérimenté. J'ausculte la femme. Je comprends peu à peu sa maladie. Un autre moi lui parle, la rassure, commande à l'homme de l'eau chaude, du linge comme compresses.

Qui donc guide ainsi mes mains, mon cerveau et ma voix ?

 

 

Je prescris une potion, réclame la fabrication d'un baume.

Le mari me propose de loger chez eux pendant la période de soins de sa femme. J'accepte et Ruben hurle de joie :

- "Plus tard, je serai médecin ! Je guérirai tout le monde !"

Epuisé, je constate avec ahurissement que la nuit est tombée. J'ai besoin de dormir. Quand Ruben me souhaite "Bonne nuit", je barbouille une réponse avant de sombrer dans un sommeil immédiat.

 

 

Cette nuit, je suis la proie de rêves, qui m'assaillent avec une force inhabituelle.

Le chat noir rode longtemps autour de mon lit. Il bondit sur mon oreiller, miaule, puis disparaît. Jean-Baptiste me rudoie verbalement. Son bâton tournoie, se rapproche, je crains qu'il ne m'assomme. Jean me plonge la tête dans le Jourdain et je dérive dans un courant tourbillonnaire. Mais Barnabé me saisit, me sauve de la noyade. Autour d'un feu, nous buvons sur la rive en chantant des chansons à boire.

 

 

 

9

 

 

 

Un coq me réveille à l'aube.

Étonné, je bondis du lit. Où suis-je ?

Et soudain, mon aventure me saute au visage. Jean-Baptiste, le gamin, sa mère malade...

Je me sens en pleine forme. Tous ces cauchemars semblent m'avoir ressourcé.

 

 

Je sors de la pièce et me retrouve dehors. Je m'assieds sur un tabouret près de la porte. Un homme tire un mulet vers son champs, où il se penche pour gratter la terre. J'entends quelqu'un chanter dans une maison voisine.

Une promenade s'impose !

 

 

Je franchis le portail et retrouve facilement la place du marché, encore très calme. Que doit penser Barnabé de ma disparition ? Je n'ai pas eu le moindre répit pour songer à le prévenir. Il doit cuver une cuite décrétée hier soir, quand je lui ai fait le déshonneur de ne pas rentrer chez lui.

 

 

Je quitte la place pour aller réfléchir hors du village, au sommet d'une butte. Que voudrais-je maintenant ?

Bien sûr, guérir la mère de Ruben. Au pire, je passerai pour un médecin efficace. Mais j'aimerai surtout rencontrer Jésus pour l'interroger. Personne ne semble encore le connaître.

Ma profonde rêverie se dissipe sous l'effet  de miaulements répétés.

 

 

Un chat noir, planté sur ses deux pattes, vient d'attirer mon attention. Très heureux de le revoir, je reconnais immédiatement ses yeux bleu et vert.

- "Alors, après l'église, que mijotes-tu ? Une rencontre avec Jésus ?"

Le chat penche la tête et me fait un clin d'oeil. Cela recommence ! Il miaule fortement et s'en va de l'autre côté de la butte. Où va-t-il me conduire cette fois ?

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 06:54, le 22/11/2012 dans A3. LITTERATURE : liens, Istanbul
Mots clefs :

ENTRE DIEU ET POESIE

 

 

ENTRE DIEU ET POÉSIE

 

 

 

 

 

la poésie fouette mon sang

 

et m'emporte

 

 

 

Dieu remplit le vide d'une vie

 

inflammable

 

 

 

entre les deux

 

je ne veux pas choisir

 

 

 

aller de Dieu en poésie

 

telle est ma voie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 16:03, le 14/11/2012 dans A1. POEMES : liens, Istanbul
Mots clefs :

HOMMAGE À HALLAJ (poeme)

 

 

 

HOMMAGE

 

À

 

HALLAJ

 

 

 

 

(poème)

 

 

 

 

 

 

jeter son ego à vau-l'eau

 

accepter de n'être rien

 

 

 

 

aider à la métamorphose

 

que Dieu dans le vide s'installe

 

 

 

 

ne faire qu'un avec le tout

 

devenir Dieu

 

 

 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 17:15, le 13/11/2012 dans A1. POEMES : liens, Istanbul
Mots clefs :

SOLEIL (poeme) (Istanbul, 25.XI.2012)

 

 

 

 

 S O L E I L  

 

 

 

(poème)

 

 

 

 

 

Concentré, il médite en plein ciel d'Istanbul

 

entre Sainte-Sophie et mer de Marmara

 

il étend les bras, mains ouvertes

 

la bonté jaillit de ses doigts rayonnants

 

 

 

Il donne la lumière, la joie et l'amour

 

certains reçoivent sans remercier

 

tournent le dos en le traitant de fou

 

la nuit pétille entre Europe et Asie

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 

 

 


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Publié à 18:45, le 12/11/2012 dans A1. POEMES : liens, Istanbul
Mots clefs :

ODE A ISTANBUL (poeme) (novembre 2012).

 

 

 ODE À ISTANBUL

 

 

 

 

 À Sinan, l'architecte.

 

 

 

1

 

 

 

Istanbul rend maboule

 

la première prière me réveille

 

les hauts parleurs du quartier, sismiques

 

vibrent d'incantation à Allah

 

la nuit tire sa révérence

 

je me lève d'excellente humeur

 

le soleil entre dans la danse

 

 

 

Istanbul nous rend maboule

 

à tous les coins de rue un fantôme sursaute

 

nitchevo, la terre est assez vaste

 

je marche d'une colline à l'autre

 

les Sept innommées, alors je les baptise

 

 

 

la Colline des Touristes épuisés

 

celle des Tombes autoengendrées

 

la Colline des Chats affectueux me tente

 

Istanbul superpose tant de couches

 

un matelas élastique, antisismique

 

 

 

2

 

 

 

Qui rêve en marchant, traverse

 

les bazars comme des contes de fées

 

se retrouve soudain au bord de mer

 

c'est fatal, chantant des airs stupides

 

surveillé par les mouettes, expertes

 

en innocents de pacotille 

 

plus dangereux que des moules farcies

 

 

 

En ferry, les rives font des sinusoïdes

 

entre Europe et Asie

 

une sirène mugit et agonise

 

Istanbul tangue et roule

 

 

les passagers ont le coeur à l'envers

 

l'estomac effervescent

 

leurs pupilles clignotent

 

comme le pont du Bosphore en vert, jaune, rouge

 

 

 

3

 

 

 

 que j'aille, la Grèce m'agresse

 

avec ses chats aux yeux gris

 

jaunes, bleus ou verts d'Istanbul

 

par ses questions socratiques

 

ses oracles de Sphinx, de coupe gorge

 

"Prouve ton esprit ou meurt !"

 

alors, je garde l'esprit ouvert

 

 

 

Un circuit de mosaïques me sert de GPS

 

les Pantocrator, Déisis, Anastasis

 

réservent quelques surprises

 

dans leur ADN de molécules colorées

 

le soir, je masse cervicales et orteils

 

songeant aux sandales ailées d'Hermès

 

 

 

4

 

 

 

Vive musiciens et poètes

 

même déguisés en architectes !

 

Suivre l'esprit de Sinan est fascinant

 

funambule sur le fil d'Istanbul

 

 ses coupoles me chamboulent

 

 

 

mosquées, madrassas, tombeaux

 

marchés, hamams, je découvre sans cesse

 

un bâtiment supplémentaire

 

quand dormait-il, ce diable d'homme ?

 

 

 

 Veux-tu un carré ? Un hexagone ?

 

Ou bien, préfères-tu, dans ta sagesse

 

l'incomparable octogone ?

 

 

 

5

 

 

 

Dans un café, musique soufie et derviche

 

le concert danse se développe

 

quand un muezzin lance son appel

 

musiciens et derviche se figent

 

paralysés par Méduse

 

 

 

"Alla-a-a-a-a-ah-h-h !"

 

la voix d'entrailles monte, vocalise

 

tient sa ligne mélodique

 

 

 

une autre voix hâche l'espace

 

hésite du o au a : "olla-o-ah-ah olla ho !"

 

tournoie dans l'air, se tait

 

 

 

une nouvelle voix cisaille l'air

 

vibre à n'en plus finir

 

c'est un trio, une cantate à trois voix

 

qui vocalisent du grave à l'aigu

 

 

 

toute religion de caserne me fait rire

 

les enfants adorent l'obéissance

 

mais où sont les adultes sur cette planète ?

 

 

 

6

 

 

 

Plus j'explore Istanbul

 

moins je la connais

 

j'analyse quelques couches

 

dans l'épaisseur de ce mille feuilles

 

 

 

chaque jour des surprises sidèrent

 

je passe cinq fois devant une rue

 

sans remarquer des bains magnifiques

 

je ne vois rien de ce que je devrais voir

 

 

 

flairant une trace, recoupant des pistes

 

Indien en chasse, que les chats

 

considèrent avec circonspection

 

serait-ce un chien humain ?

 

 

 

7

 

 

 

Je suis saoul d'Istanbul

 

de ciels infinis

 

que l'on épluche, de ferry en ferry

 

voile après voile

 

entre les bleus, les mistigris

 

 

 

les heures se carambolent

 

soleil et lune jouent au billard

 

je resterai à Istanbul deux mois

 

ou deux ans et reprendrai

 

la route vers le soleil levant

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 18:53, le 11/11/2012 dans B14. ISTANBUL, Istanbul
Mots clefs :

SOUS LE SIGNE DU POISSON (poeme) (20.XI.2012)

 

 

 

 

 SOUS LE SIGNE 

 

 

 DU POISSON 

 

 

 

 

(poème)

 

 

 

 

 

 

ne plus parler de poésie

 

respiration du corps, de l'esprit

 

se taire, suivre l'axe de l'univers

 

poisson volant en poésie

 

 

 

lire dans les êtres, les nuages

 

adieu stylos, cahiers et livres !

 

être en Dieu, en poésie

 

un poisson ivre dans la mer

 

 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 17:45, le 10/11/2012 dans A1. POEMES : liens, Istanbul
Mots clefs :

EYUP (Istanbul) (14 PHOTOS).

 

 

 

 

 

 

 E Y Ü 

 

 

(Istanbul)

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

EN VILLE

 

 

Le mois dernier, je me suis promis de revenir à Eyüp.

Du haut de la colline, près du café Pierre Loti, le panorama est exceptionnel sur la Corne d'Or jusqu'au vieux Istanbul.

Cette fois, je prends le ferry à Eminönü pour découvrir le sud d'Eyüp.

 

 

Du débarcadère, remontée le long de tombeaux et mausolées, tous fermés, vers le pont de la Corne d'Or.

En face du palais des Congrès, je prends quelques photos de l'extérieur d'un domaine.

 

 

Vers midi, les rues sont très animées.

 

 

 

 

À la sortie de l'école.

 

 

 

 

Dans un fast food, choix de la cour intérieure, où presque tous les clients fument. Ce sont des lycéens, ou des habitués travaillant dans le quartier.

Repas correct. Je discute avec une jeune femme, encore étudiante, qui enseigne l'art. Elle s'en va après une dernière cigarette et un thé. J'écris peu, préférant marcher jusqu'au soir.

 

 

Je veux voir de près le pont de la Corne d'Or.

À l'intérieur d'Eyüp, une longue rue en pente semble y conduire.

Se retourner pour voir le dénivelé vers la Corne d'Or vaut le coup d'oeil.

 

 

 

 

 

2

 

 

UN CIMETIÊRE ABANDONNÉ

 

 

Un cimetière abandonné m'attire.

Les stèles plantées de guingois semblent sortir d'un alpage. Le soleil chauffe l'herbe, ses rayons sont filtrés par les sapins. Le corps de certaines stèles est enfoncé dans le sol, comme pour y prendre racine.

 

 

 

 

 

 

 

Transporté en pleine montagne, je déambule sur le versant, enchanté par cette lumière. Je trouve deux matelas, ayant beaucoup servis, des traces de feu. Endroit idéal pour gamins et vagabonds. Plus haut sur le coteau, un sans logis dort sur des cartons sous couvert d'un sapin.

 

 

 

 

Détour pour ne pas le réveiller.

 

 

Entre les stèles, je rencontre plusieurs chats. Leurs réactions déroutent : de l'indifférence à la demande de caresses. Mais la fuite est la plus prisée... 

Notre point commun à tous : nous apprécions le calme et la nature verdoyante des cimetières. Nulle peur des fantômes ou des âmes errantes.

 

 

3

 

 

MOSQUÉES ET TOMBEAUX

 

 

La rue monte jusqu'au pont de la Corne d'Or.

Voir le lien à la fin du texte pour accéder à l'article sur ce pont.

 

 

En descendant du pont, je découvre une mosquée construite par Sinan en 1540. Encore une ! J'en ai perdu le compte depuis des semaines... C'est la Defterdar Mahmud Efendi.

 

 

 

 

Dans le petit jardin derrière la mosquée, un mausolée et plusieurs tombes.

 

L'intérieur de la mosquée est vide et obscur. J'allume les lumières du rez-de-chaussée. Ce que j'y vois ne m'incite pas à m'éterniser.

Débouchant sur la rue, une voiture m'accroche légèrement. Le chauffeur s'arrête. Mais je n'ai rien. Je lui fais signe que ça ira. Cette rue semble piétonne. Mais quelques voitures l'empruntent pour accéder à un centre municipal...

 

 

Vers le centre, la coupole de la mosquée Zal Mahmud Pacha est bien visible. Ses murs et le minaret sont assailis d'échaffaudages. Le chantier est interdit au public. Je me contente de voir le cimetière et l'extérieur du tombeau de la kuliyah.

 

 

 

 

 

Au sud, je retrouve la propriété fermée du matin. Mais je vois maintenant le grand jardin et les tombes, car le haut mur est remplacé côté jardin par une grille. La nuit approche.

 

 

Au centre d'Eyüp, la Sadibata madrassa regroupe un petit cimetière et deux cours arborées. Elles donnent envie de s'attabler avec un thé par une matinée ensoleillée.

L'ensemble a été restauré.

Des ateliers de peinture pour figurines de castelet sont encore ouverts.

 

 

Traversée d'un marché, où les néons diffusent leur lumière froide.

Mosquées et cimetières se succèdent.

Cette fois, je ne reste guère dans la grande mosquée d'Eyüp. C'est l'heure de la prière, je file par derrière.

 

 

La plupart des mausolées et tombeaux sont plongés dans le noir. Dommage pour la photographie.

Certains sont éclairés, comme la tombe de Prens Sabahadin.

 

 

 

 

Dans ce gouffre d'obscurité de la nécropole, les lumières de la Corne d'Or m'attirent.

 

 

4

 

 

CORNE D'OR ILLUMINÉE LA NUIT

 

 

Les papillons se brûlent souvent à la flamme de la lumière. Traverser l'avenue sans se faire déchiqueter par des véhicules lancéà pleine vitesse réclame attention et vitesse d'exécution. Et de sauter deux barrières de protection...

La récompense vient de l'autre rive. La zone du centre de Congrès est merveilleusement éclairée.

 

 

 

 

-          -          -

 

 

 

 

Sans y penser, je marche jusqu'à l'embarcadère d'Eyüp, où ferries et barques de pêcheurs se côtoient.

Agir sans y penser est pensée véritable.

 

 

 

 

 

LIENS avec ce texte :

 

6/11/2012: LE PONT DE LA CORNE D'OR (Istanbul) (10 PHOTOS).

13/10/2012: CORNE D'OR JUSQU'À EYÜP (Istanbul). 1 CARTE, 19 PHOTOS

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 08:15, le 9/11/2012 dans B14. ISTANBUL, Istanbul
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ENTRE FENER ET BALAT (Istanbul) (11 PHOTOS).

 

 

 ENTRE FENER ET BALAT 

 

 

(Istanbul)

 

 

 

 

 

Vue depuis Balat vers Fener.

 

 

 

 

Ce sont deux quartiers d'Istanbul, situés au nord ouest, près de la Corne d'Or, où j'aime me promener. 

D'Eminönü, on peut y aller en ferry ou en bus.

 

 

Les rues de Fener, nettement plus en pente, escaladent la colline. Un de mes buts favoris est l'ancien monastère de la Vierge de Pammakaristos. Une des deux églises a été transformée en mosquée (Fethiye).

 

 

 

 

Le naos, devenu musée, est couvert de mosaïques byzantines.

 

 

 

 

 

Dans Fener, on se repère grâce à la masse de pierre rouge du lycée grec pour garçons. Construit à flanc de coteau, il est très visible.

 

 

 

 

 

Tout autour, je ne cesse de monter ou descendre. J'aime ces rues en pente, ponctuées d'escaliers.

 

 

 

 

 

Le linge, suspendu à des fils qui traversent la rue, oscille au gré du vent. Des commères s'interpellent d'une fenêtre à l'autre.

 

 

Une fillette sort de la boutique familiale pour discuter. Nous échangeons nos prénoms. Je lui montre une photo de la rue. Comme je m'apprête à poursuivre mon chemin, je vois son regard vaciller, elle hésite...

- "Money ? Money for me ?"

Cette idiote vient de tout gâcher...

 

 

Près de la mosquée du coin, six ou sept gamins s'ennuient vaguement. Je tombe à pic. L'un m'interpelle pour mettre un peu d'animation dans leur bande.

Je les salue, mais je préfère voir le point de vue en grimpant une passerelle vers la salle de prière.

 

 

 

À Balat, ma promenade se transforme en un pèlerinage inabouti vers des lieux de cultes désaffectés.

La porte de la synagogue Ahrida Balat est fermée. Un mur entoure la propriété, on ne voit rien à l'intérieur. Seuls quelques signes hébreux au-dessus de la porte renseignent un passant attentif.

Tout près, la synagogue Yanbol s'insère dans les maisons de la rue. Elle semble abandonnée. Le haut de porte mentionne dans un ovale son nom, à moitié effacé.

 

 

Dans le même quartier, une vaste église protégée par de hauts murs est également fermée. C'est la Surp Hresdagabed.

Église grecque orthodoxe, reprise par les Arméniens en 1627, selon une affiche près de l'entrée.

 

 

Plus haut, la place principale de Balat a été aménagée récemment par la municipalité de Fatih. Des dizaines d'inscriptions sur des potences servent de publicité gratuite, assez agressive.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces méthodes abondent. Dans les mosquées, elles gâchent souvent les accès de lıeux souvent sımples et beaux. Une forme de "m'as-tu-vu" municipal...

Tables et bancs permettent de s'asseoir et de manger. Un mur d'eau construit cette année en 2012 occupe le flanc de coteau. Il s'allume quand la nuit tombe.

 

 

Le marché occupe une rue, j'achète une paire de chaussettes. Les prix des fruits et légumes sont abordables. Rien à voir avec ceux de Sultanahmed. Les touristes sont d'inépuisables vaches à lait.

 

La mosquée de Balat est à deux pas.

 

 

 

 

 

Selon une affiche, Sinan aurait dessiné son plan.

Je m'assieds d'abord dans le grand vestibule, bien éclairé par des baies vitrées.

 

 

 

 

 

 

Les hommes viennent y prier en face du mur sans entrer dans la grande salle de prière, plongée dans l'obscurité.

Les murs sont décorés de céramiques.

 

 

 

 

 

 

Je marche avec plaisir sur le tapis épais de la salle de prière dans l'obscurité et le silence. Personne. Pour photographier, je tente de tirer partie des moindres rayons qui s'infiltrent. C'est un défi intéressant à relever.

 

 

 

 

Quelques minutes plus tard, un chat me rejoint dans l'obscurité. Mes caresses le font ronronner comme une locomotive à vapeur. Il en laboure le tapis de ses griffes, devient maboul, tourne et retourne sur lui-même, revient se frotter contre mes jambes en ronronnant furieusement...

 

 

LIENS AVEC CE TEXTE :

 

15/10/2012: GEOGRAPHIE D'ISTANBUL (avec TROIS CARTES).
13/10/2012: CORNE D'OR JUSQU'À EYÜP (Istanbul). 1 CARTE, 19 PHOTOS

9/11/2012: EYUP (Istanbul) (14 PHOTOS).

6/11/2012: LE PONT DE LA CORNE D'OR (Istanbul) (10 PHOTOS).

22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN (nouvelle) (nov. 2012).
22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN 2 (nouvelle)

 

 

LIENS avec ce texte :

 

21/10/2012: MOSQUEE SULTANAHMED (Istanbul) (8 PHOTOS).

19/10/2012: MOSQUEE BLEU BLANC ROUGE (MOSQUEE RUSTEM PACHA) (7 PHOTOS).

12/10/2012: RUHUNA FATIHA (ISTANBUL) (8 PHOTOS).

7/10/2012: MOSQUEE IBRAHIM PACHA (ISTANBUL, 10/10/2012). (5 PHOTOS)

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 08:06, le 8/11/2012 dans B14. ISTANBUL, Istanbul
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