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"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


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LES FRESQUES D'UBISA (Géorgie) (11.10.2013) (16 PHOTOS)

 

 

 

 

 

LES FRESQUES D'UBISA

 

(Géorgie)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

Après les vendanges chez la tante de Maia, je m'accorde une détente.

Journée consacréà Ubisa, avant le retour à Tbilisi.

Un voisin m'accompagne en voiture vers 10h.

Mais je veux revenir à pied à Shrosha pour jouir de la vue sur la vallée de la Dzirula.

 

 

Je m'attarde d'abord au cimetière, derrière la tour, avant d'entrer dans l'enceinte du monastère.

De la route, on comprend que l'ensemble s'étire sur quatre bâtiments, depuis le porche d'entrée jusqu'à la tour.

 

 

 

2

 

 

 

L'église est le joyau d'Ubisa. 

Construite au IXème siècle, la basilique Saint-Georges est couverte de fresques par le peintre Damian, à la fin du XIVème siècle.

 

 

 

 

 

L'église est déserte, j'allume quelques projecteurs.

Dix minutes plus tard, deux fidèles entrent, le temps d'allumer un cierge.

Beaucoup plus tard, un groupe de Géorgiens restent davantage. D'autres projecteurs s'allument, j'en profite.

 

 

 

 

 

Au-dessus du choeur, les fresques de la coupole attirent l'oeil.

Elles représentent le Christ pantocrator, trônant dans le ciel, entouré par la Vierge, le Saint-Esprit, les archanges, entre autres.

 

 

 

 

 

Sous la mandorle se joue "la Cène" entre Jésus et ses apôtres.

Dernier repas pour la Pâques juive, avant la trahison de Judas.

 

 

 

 

Des deux côtés de "la Cène, Jésus donne le pain et le vin à ses disciples." Le style de ces deux tableaux diffère sensiblement :

 

 

 

 

 

 

 

3

 

 

 

Le plafond de la nef est couvert de fresques magnifiques, illustrant des épisodes de la vie de Jésus.

Au centre du plafond, les portraits de Jésus et de Dieu ressortent.

 

 

 

 

 

 

 

À grandes enjambées, Gabriel entre chez Marie, assise dans un trône peu réaliste, c'est "l'Annonciation" :

 

 

 

 

À la gauche de Dieu, Damian a peint "la Nativité", avec les détails traditionnels :

 

 

 

 

 

Beaucoup de fresques sont abîmées.

De plus, j'ai des problèmes pour obtenir des photos nettes du "Baptême de Jésus" et de sa "Transfiguration" :

 

 

 

 

 

4

 

 

 

Les fresques murales de la nef racontent des épisodes plus récents de la vie de Jésus.

Remarquablement peinte, "l'entrée de Jésus à Jérusalem" est bien conservée :

 

 

 

 

 

D'autres fresques murales sont de qualité.

 

 

 

 

On devine les portraits d'un roi et de sa reine, d'un ascète, d'un évêque. Un saint accomplit plusieurs miracles :

 

 

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

11/10/2013: CIMETIÈRES (UBISA) (Géorgie, 11.10.2013) (6 PHOTOS) 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 08:15, le 25/10/2013 dans B17. GEORGIE, Ubisi
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SIGHNAGHI (Géorgie) (octobre 2013) (7 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

SIGHNAGHI

 

 

(Géorgie)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

Toute l'année, les Géorgiens m'ont loué les charmes de Sighnaghi.

- "C'est la plus belle ville de Géorgie !", s'exclame un étudiant.

- "Un lieu incontournable en Kakhétie !", assène celle-ci.

 

 

Dimanche 22 septembre, j'ai l'occasion de découvrir cette perle.

 

 

 

 

Début de l'automne, temps gris et frais.

Les touristes préfèrent rester au chaud, gagnent de l'argent dans leur pays pour s'offrir des séjours au soleil et glander, oublier leur mal de vivre.

 

 

 

 

J'arrive après l'avalanche estivale, les hôtels complets et la bonne humeur obligatoire.

 

 

Sighnari est toilettée, respire le propre, la conscience suisse. Ces maisons trop bien rénovées détonnent dans des rues vides.

Pour qui a-t-on si bien décrassé au karscher ?

La carte postale manque de vie, restaurants et cafés attendent vainement les clients.

 

 

 

 

 

Des années seront nécessaires, pour que Sighnaghi prenne patine et rides, après ce lifting radical, opération esthétique au bistouri.

Peut-être ai-je été mordu par Saturne ?

Le virus de la mélancolie me dévore-t-il ?

Je regrette les ulcères du temps, les crépis fissurés et les treilles antiques.

 

 

 

2

 

 

 

 

 

 

J'aime Sighnari et je lui trouve le cul trop bien lêché, des fripes de restaurateur mendiant au sourire commercial.

 

 

 

 

Quel est cet air d'archiduchesse autrichienne ?

Joues roses pastel, du rimmel bleu pastel, une blondeur jaune pastel.

Une telle compagnie m'ennuie, c'est infaillible.

Je n'ai pas le talent d'extraire la poésie d'une meringue géante, livrée par l'industrie touristique.

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 11:17, le 15/10/2013 dans B17. GEORGIE, Sighnaghi
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VENDANGES À SHROSHA (Géorgie, 11.10.2013) (12 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

VENDANGES À SHROSHA

 

 

(Géorgie)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

 

Après un séjour à Shrosha, chez une tante de Maia en septembre, je décide de participer aux vendanges.

De Tbilisi, il faut compter trois heures en minibus. Nous arrivons le 8 octobre en fin de matinée.

La tante et la mère de Maia préparent un déjeuner copieux que nous mangeons avec Irakli dans le jardin.

 

 

La vendange commence après le café.

Le vignoble occupe un terrain assez vaste entre la route et le jardin. Un franc soleil dans le ciel bleu, un léger vent rendent le travail agréable.

 

 

Les quatre cueilleurs choisissent un rang au bas de la vigne et remontent peu à peu vers la maison.

Enfouis entre les ceps, nous ne nous voyons guère, mais nous entendons parfois le bruit de nos sécateurs.

 

 

 

 

On comprend vite les gestes indispensables au vendangeur.

Où couper les tiges, comment placer la main gauche en coupe, pour recevoir la grappe.

Comment placer le seau de 10 litres entre deux rangées pour aller de l'une à l'autre avec efficacité.

 

 

J'élimine systématiquement les grains desséchés ou abimés.

Au bout d'une heure, mes mains poissent de jus sucré. Cela attire les abeilles. Je monte les laver à la fontaine du jardin, ainsi que le sécateur, deux ou trois fois ce jour-là

 

 

 

2

 

 

 

Mercredi 9 octobre, à 7h du matin, j'accompagne Maia jusqu'à la route. Elle repart à Tbilisi pour son travail.

 

 

 

 

 

Le brouillard règne, bonnet et gants sont utiles.

 

 

 

 

 

Il fait froid et humide, mais le brouillard enchante les jardins, les maisons et la route.

 

 

 

 

 

Nous n'attendons guère car de nombreuses marchoutkas roulent vers Tbilisi.

 

 

Je m'offre une promenade matinale après la dissipation du brouillard.

Dans la cuisine, j'écris les premières lettres de l'alphabet géorgien... en attendant le petit-déjeuner, servi vers 9h.

Personne ne parle français, anglais ou allemand, y compris Irakli, le cousin de Maia.

Nos échanges se réduisent à quelques mots de russe, de géorgien, voire d'anglais.

 

Puis vendanges de 10h à 14h30.

Micha, un ami d'Irakli, nous rejoint vers 13h.

Constatant que les seaux de mes compagnons comptent nombre de grains abimés, je deviens moins perfectionniste.

Mes mains sont moins collantes. Et je remplis les seaux beaucoup plus vite.

 

Cette vigne compte deux sortes de raisins blancs.

Le tsolikouri contient entre 18 et 22 % de fructose.

 

 

 

 

 

Les grains du tsitska, plus serrés, forment des grappes compactes et lourdes. Plus juteuses, leur peau est plus fine. Elles contiennent entre 17 et 19 % de fructose.

 

Au déjeuner, Micha me traduit en anglais les sujets principaux de la conversation.

Un ami de Tbilisi vient de perdre sa mère. Ils iront le lendemain à son enterrement.

Irakli et Micha portent des toasts à cette femme, à l'automne, au succès des vendanges, entre autres.

 

 

 

3

 

 

 

Pendant deux soirées, nous travaillons au cellier.

L'élément central est un grand abreuvoir en bois, où commence la transformation du raisin en vin.

Nous déposons les grappes dans un récipient entonnoir fixé au-dessus de l'abreuvoir.

 

 

 

 

Elles passent entre deux rouleaux de métal qu'un moteur fait tournerUne commande actionne le moteur.

 

 

 

 

Pendant des années, Irakli écrasait le raisin de ses pieds.

Le moteur et la presse permettent d'aller beaucoup plus vite et d'être moins fatigué.

Le premier soir, Maia manoeuvre la commande pendant que j'aide Irakli à charger les seaux de raisins dans l'entonnoir aux rouleaux métalliques.

 

Le jus coule dans l'abreuvoir, emplit progressivement une jarre.

Les raisins blancs donnent une couleur vert jaune.

Chacun veut goûter ce premier jus et je vais à la cuisine récupérer quelques verres. 

Il est délicieux, plus sucré que je ne m'y attendais.

 

 

Quand la jarre est pleine, on transverse le jus dans des seaux de 10 litres, versés dans un énorme tonneau.

 

 

 

 

Les tonneaux contiennent du soufre brûlé (SO2), des sulfides. Il se transforme en acide au contact de l'eau (H2SO3). Cela tue tous les microbes.

Peu à peu, le jus de raisin se tranforme en vin.

 

 

Chaque soir, Irakli chausse ses bottes de caoutchouc.

 

 

 

 

Dans l'abreuvoir, il foule les résidus de pulpes, de pépins et de branches.

 

 

 

 

Plusieurs opérations sont nécessaires pour extraire tout le jus de la masse des résidus de raisin.

Irakli les entasse dans l'abreuvoir à l'aide d'une pelle de bois, pour mieux les compresser.

Le jus prend une couleur vert foncée, voire brune.

 

Chaque fois que l'on verse un seau de 10 litres dans un tonneau, on place un grain dans un rainure du déversoir.

Le premier soir, au vingtième seau, Irakli évalue la récolte à 1200 kg de raisin.

Dans le domaine viticole, l'unité n'est pas le litre mais le puti (16 litres).

 

 

Le lendemain soir, nous atteignons 240 litres de jus. Combien de putisà votre avis ?

Nous remplissons ensuite des bidons de 20 litres pour Micha et des membres de la famille.

 

 

 

4

 

 

 

Le troisième jour, une promenade matinale sur une colline me permet de voir les maisons dispersées de Shrosha dans la vallée.

Les vendanges sont terminées.

À mon retour, Irakli et Micha ont nettoyé l'abreuvoir, démonté le déversoir et le moteur.

 

 

Dans la cuisine, les femmes ont plumé une des deux poules, qui arpentaient le jardin. 

Sacrifice culinaire aux vendanges.

La survivante picore tranquillement dans une inconscience parfaite du sort que la cuisinière lui réserve.

 

 

Au petit-déjeuner, nous discutons de la journée.

Ils me proposent de les accompagner à l'enterrement, mais je préfère découvrir Ubisa, situéà quelques kilomètres.

Je pense aux fresques de l'église. Mais le cimetière va beaucoup m'intéresser également...

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

10/09/2013: LA RIVIÈRE (poème) (Shrosha, Géorgie, 8.09.2013) (1 PHOTO)

8/09/2013: JARDINS (poème) (Shrosha, Géorgie, 7.09.2013)

7/09/2013: SIESTE (poème) (Shrosha, Géorgie, 7.09.2013) 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 11:48, le 12/10/2013 dans B17. GEORGIE, Shrosha
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CIMETIÈRES (UBISA) (Géorgie, 11.10.2013) (6 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

CIMETIÈRES (UBISA)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

Je n'ai jamais caché mon amour des cimetières.

Malgré l'ostracisme, le rejet instinctif de la mort. 

Pourquoi garder un amour secret par respect de convenances sociales ?

 

 

 

 

 

J'aime les cimetières.

À l'école primaire, j'ai assisté avec ma classe à des cérémonies du onze novembre.

Je ne comprenais guère les discours d'hommage aux anciens combattants.

Devant les tombes au cimetière du vieux Pecq, je rêvais

Nulle envie d'écouter, ni de parler. Seulement de rêvasser aux trépassés, à leur silence fleuri.

Hypnotisé déjà par les foucades du temps ?

 

 

 

2

 

 

 

 

 

De passage à Ubisa, je flâne au cimetière.

Soleil et vent.

Arbres et plantes frémissent, oscillent dans la lumière.

Le lierre s'accroche aux troncs morts et aux poteaux de clôture. Les ifs jaillissent vers le ciel, leurs cimes se balancent doucement.

 

 

Mon cœur bat avec force, rythmant le présent, comme s'il ne devait jamais s'arrêter.

Tous ces morts, inconnus que je ne connaîtrai jamais.

Souvent, une photo avec deux dates. La durée au cour de laquelle leur cœur cognait dans leur poitrine.

 

 

Certaines familles ont installé une table de pierre ou de métal près d'une tombe. Elles peuvent venir s'asseoir, penser tranquillement aux disparus.

 

 

 

 

Une table et deux bancs de bois me plaisent beaucoup.

Je m'y attable pour écrire dans une solitude parfaite.

 

 

J'imagine un banquet improvisé avec trois joyeux lurons, qui multiplieraient, à la géorgienne, les toasts à leurs amis.

 

 

 

 

Des dizaines de jeunes, disparus brutalement en 1993, dans une Géorgie d'apocalypse.

Cibles de snipers, victimes de la route, suicidés, accidentés de toutes les manières imaginables... 

Assassinés par des porteurs de flingues déchaînés par l'évaporation de la police, ...

 

 

Accompagnée de chants d'adieu, la cérémonie - entre larmes et sourires - prendrait des heures...

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

25/10/2013: LES FRESQUES D'UBISA (Géorgie) (11.10.2013) (16 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 12:56, le 11/10/2013 dans B17. GEORGIE, Ubisi
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CHAÎNE DU CAUCASE (Shkmeri, Géorgie, septembre 2013) (2 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

 

CHAÎNE DU CAUCASE

 

 

(SHKMERI)

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant d'atteindre le village de Shkmeri

 

la route d'Oni grimpe

 

jusqu'à un belvédère

 

 

 

lors de notre arrivée

 

la valléétait bouchée

 

par un épais brouillard.

 

 

 

La veille de notre départ pour Oni

 

retour au belvédère :

 

vue dégagée sur une dizaine de sommets

 

de la chaîne du Caucase

 

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

19/09/2013: TOURNESOLS DE SHKMERI (Géorgie, septembre 2013) (2 PHOTOS)

8/09/2013: COLOSSI (poème) (Shk'meri, Géorgie, 6.09.2013) (2 PHOTOS)

5/09/2013: HAUTE RACHA (poème) (Shk’meri, Géorgie, 5.09.2013) (1 PHOTO)

 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 09:42, le 20/09/2013 dans B17. GEORGIE, Shk'meri
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GÉORGIE : voir les liens

 

GÉORGIE : voir les liens

 

 

 

24/04/2013: VOLTIGE À MTSKHETA (Géorgie, avril 2013) (8 PHOTOS)

 

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21/02/2013: PIROSMANI OU L'AMOUR DE LA VIE (2) (Géorgie, 21.02.13) (12 PHOTOS)

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15/01/2013: FAST FOOD (KUTAISI) (15.01.2013)


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5/01/2013: ENVOYÉ DE DIEU (AKHALTSIKHE)


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3/01/2013: VARDZIA, CITÉ TROGLODYTE (2) (10 PHOTOS).


2/01/2013: POTION MAGIQUE (BORJOMI) (4 PHOTOS).


1/01/2013: QUATUOR À BORJOMI (4 PHOTOS).

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22/12/2012: LE VIEUX BATUMI : RETOUR AU REEL ( 7 PHOTOS )


21/12/2012: BATUMI NEW LOOK 2012 (19 PHOTOS)


20/12/2012: WELCOME IN BATUMI ! (GÉORGIE) (6 PHOTOS)

 

 

 



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Publié à 09:23, le 7/08/2013 dans B17. GEORGIE, Géorgie
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PIROSMANI OU L'AMOUR DE LA VIE (1) (Géorgie, 22.02.13) (11 PHOTOS)

 

 

 

Chevreuil dans le paysage (1913).

 

 

 

 

 

PIROSMANI

 

 

OU L'AMOUR DE LA VIE

 

 

 

 

 

Company Bego - Niko Pirosmani

 

Pique nique en famille (1907).

 

 

 

La Galerie Nationale du Musée National Géorgien expose de nombreuses oeuvres de Niko Pirosmani.

Sur deux mille oeuvres, il n'en reste environ que deux cents, conservées dans les musées de Géorgie.

C'est une occasion de découvrir ce peintre, originaire de Kakhétie, mais qui vit surtout à Tiflis (Tbilisi).

 

 

Les quatre salles du rez de chaussée sont complétées par les oeuvres du 2ème étage, rassemblées dans la plus belle salle de la Galerie.

Ces oeuvres expriment un amour inconditionnel de la vie.

L'amour de la nature, du vin et des gens se dégage des dizaines de toiles exposées.

 

 

 

 

1. L'AMOUR DE LA NATURE :

 

 

Pirosmani représente la nature sous toutes ses formes.

Les paysages de sa Kakhétie natale inspirent Niko : prairies, forêts, rivières parcourant les plaines, montagnes...

Les villageois y organisent fêtes, banquets, cérémonies religieuses. Quelques ermites s'isolent en forêt.

 

 

Les travaux des champs (moisson, vendanges) lui rappellent son enfance à la ferme de ses parents.

 

 

 

 

Battage du blé au village (1915).

 

 

Comme serre-frein dans sa jeunesse, il parcourt le pays à l'arrière de trains, s'imprégnant des paysages, observant la faune et les gens.

 

 

La montagne est propice à la guerre de partisans (Shamil) ou aux activités irrégulières.

 

 

 

Brigand avec un cheval volé.

 

 

Il peint ses paysages sur de la toile cirée noire. D'où la profonde beauté des ciels nocturnes.

Quelques scènes se déroulent au bord de la mer Noire : "Batumi", entre autres.

 

 

Une ménagerie détaillée anime son oeuvre. 

Les animaux sauvages abondent, accompagnés souvent de leurs petits : ours blancs et oursons, biche avec faon...

De longs renards passent, un aigle tient un lièvre entre ses serres, des chevreuils s'abreuvent au fil d'une eau claire...

 

 

Les animaux domestiques lui rappellent les souvenirs heureux d'une enfance meurtrie : truie avec porcelets, coq et sa famille, oie et oisons... 

 

 

 

 

Truie avec ses porcelets.

 

 

 

Il ne se remettra jamais de sa propre famille, si précocement saccagée par la mort.

Les ânes portent du bois de chauffage, un garçon ou un guérisseur drapé de noir, affublé d'un long parapluie. Niko aime la claire douceur de leur pelage.

Vaches, béliers, sanglier, lions, girafe, buffle noir...

Niko est un peintre animalier, qui peint les bêtes avec une tendresse d'encyclopédiste.

 

 

Animaux et humains cohabitent dans les fermes, au village et même dans les villes.

Tiflis regorge alors de bestioles à plumes et de tous poils.

Dans les scènes de fermes, une femme traie une vache, un homme pose près de son bélier.

 

 

En forêt, on chasse le cerf, l'ours... Les fusils foudroient les proies à bonne distance.

 

 

Un thème obsède Pirosmani, celui de l'agneau pascal. L'innocent voué au couteau.

Le Crucifié, mort pour racheter les péchés du monde, aurait-il approuvé ce sacrifice, donné en son nom ?

Niko en est tourmenté. Il peint encore et encore l'agneau de Pâques, en quête d'une réponse.

 

 

 

 

 

 

2. L'AMOUR DU VIN :

 

 

 

 

Banquet en musique.

 

 

 

 En Pirosmanie, les banquets prolifèrent !

La gente masculine se réunit pour boire jusqu'à plus soif, faire des voeux, discourir en public.

Un maître de cérémonie porte des toasts, distribue la parole. L'ordre des toasts, leur contenu doivent respecter un code rigoureux.

Les étourdis, bafouilleurs et autres agoraphobes sont moqués, chahutés, bombardés de mots féroces !

 

 

 

Razzle-dazzle of three princes - Niko Pirosmani

 

Baratin de trois princes (1909).

 

 

Pirosmani représente la nourriture, posée sur les nappes, mais jamais l'acte de manger.

Plusieurs interprétations sont possibles. J'attends d'en confirmer une ou deux, avant d'écrire mes hypothèses.

 

 

Maints banquets sont dressés en pleine nature.

Ainsi s'associent les plaisirs : une nature vivante autour de soi, le boire et le manger, une convivialité verbale, les rires et les chants.

 

 

 

 

Banquet avec orgue de barbarie (1906).

 

 

Place à la musique !

Chanteurs et musiciens concurrencent les oiseaux, vinasse oblige !

 

 

 

Krtsanisi - Niko Pirosmani

 

 

 

De temps en temps, un chien s'invite à la fête.

Il regarde buveurs et chanteurs. Et n'en pense pas moins.

 

 

Pirosmani représente volontiers les porteurs de tonneaux ou d'outres en peau.

Hommage à ceux qui transportent la précieuse liqueur !

 

 

 

 

Musha avec une outre à vin, un tonneau (1912).

 

 

 

À SUIVRE...

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 11:50, le 22/02/2013 dans B17. GEORGIE, Tbilissi
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PIROSMANI OU L'AMOUR DE LA VIE (2) (Géorgie, 21.02.13) (12 PHOTOS)

 

 

 

Paysanne et ses enfants allant chercher de l'eau.

 

 

 

 

PIROSMANI

 

 

OU L'AMOUR DE LA VIE (2)

 

 

 

 

 

Portrait de Melion Chkheidze (1906).

 

 

 

Ses oeuvres expriment un amour inconditionnel de la vie.

L'amour de la nature, du vin et des gens est évident dans son oeuvre.

"Le pont de l'âne" synthétise sa philosophie d'artiste : 

 

 

 

 

 

 

3. AMOUR DES GENS :

 

 

 

Les peintures dont il couvre les murs des tavernes, troquets et autres boutiques ont disparu.

Humaniste, Niko représente des personnes de toutes conditions, dans l'exercice de leur métier ou non.

 

 

 

 

Pêcheur en chemise rouge (1908).

 

 

Ses portraits sont statiques, les modèles posent avec sérieux : pêcheur, cuisinier, joueur d'orgue de barbarie, gardien...

Ce gardien, sourcils et cheveux en bataille, barbe hirsute, nous perce du regard :

 

 

 

 

Gardien (1905).

 

 

 

tiers et activités d'extérieur ont sa préférence : paysan, berger, pêcheur, chasseur, voleur de chevaux...

Son amour de la nature y trouve son compte.

 

 

Il représente aussi la guerre, fort courue du genre humain. Avec des scènes de guérillas contre Shamil, ou des guerres entre États.

La guerre entre la Russie et le Japon en 1905 par exemple.

 

 

 

 

 

La guerre russo-japonaise.

 

 

Envers le sexe féminin, Niko fait preuve de tact.

Les femmes, aux formes maternelles, sont représentées debout dans leur habits  traditionnels ou bourgeois.

Il n'oublie pas les enfants : garçons ou fillettes, aux yeux ronds, au regard grave.

 

 

 

 

 

Fillette avec ballon.

 

 

 

Les prostituées sont allongées au lit, solitaires.

Une main entre joue et oreiller, elles retiennent de l'autre un drap aussi blanc que leur peau.

À quoi songent-elles ?

Ce sont de "belles dames", autour desquelles voltigent des oiseaux jaunes.

 

 

 

 

Beautés d'Ortachala (1905).

 

 

 

 

Si elles songent aux femmes respectables, Pirosmani auraient des choses à dire.

La violence ne les épargne pas. Au nom de l'honneur ou sous l'effet de l'alcool, l'homme frappe volontiers.

Et parfois, joue du couteau.

 

 

 

 

Frère et soeur. Une scène de "Vladimir Guniya".

 

 

Dans les yeux de l'agneau, on lit la claire préscience de son destin : être égorgé la veille de Pâques.

Dans les yeux de la femme dont le frère ou le mari s'improvisent justiciers, on lit la même angoisse. La victime vient de reconnaître son bourreau et ferme les yeux.

 

 

Galerie des pauvres et des riches, qui s'ignorent ou s'envient.

Un millionnaire est-il plus heureux qu'une pauvresse ?

Il manque toujours quelque chose pour transformer cette terre en paradis :

 

 

 

 

Millionnaire sans enfant et pauvresse avec enfant.

 

 

 

Pirosmani n'aime guère l'Église. Il aborde la religion par le biais de cérémonies, comme le mariage.

La fête de Pâques parsème ses toiles d'oeufs, de crucifix et d'agneaux.

Il préfère les saints aux fonctionnaires du culte :

 

 

 

Saint-Georges l'anachorète.

 

 

 

Les grands ancêtres appartiennent à son monde pictural : l'écrivain Shota Rustaveli ou la reine Tamar :

 

 

 

 

Ceux qui respiraient un air que l'on ne devait pas partager avec les Russes.

 

À une époque où la Géorgie était libre et respectée.

 

 

Cette ronde humaine si variée, des vivants et des morts, fait de Niko un démocrate, un peintre de l'humaine condition.

Ses modèles sont graves, regardent droit devant eux.

Ils fixent le peintre et au-dela, ils rêvent d'une vie qu'ils n'ont pas eu la chance de connaître, une vie secrète... une vie magnifique et libre ?

 

 

Pirosmani ne juge personne.

Son regard a l'objectivité d'un appareil photographique.

Portier céleste, il peint d'une main fébrile les êtres qui se présentent, réalise un portrait de leur vie.

Un passeport, une carte d'identité, où leur dignité ressort, en hologramme imprévu. 

Une image précise, avant que la mort supprime, efface cette vie unique, à jamais.

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

26/02/2013: PIROSMANI OU L'AMOUR DE LA VIE (1) (10 PHOTOS)
19/02/2013: NIKO PIROSMANI, PEINTRE (5 PHOTOS)
18/02/2013: NIKO PIROSMANI, PEINTRE (2) (6 PHOTOS)

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 11:50, le 21/02/2013 dans B17. GEORGIE,
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NIKO PIROSMANI, PEINTRE (Géorgie, 02.13) (5 PHOTOS)

 

 

                                    File:Niko Pirosmani 1916.jpg

 

 

 

 

 

NIKO PIROSMANI

 

(1862/1918)

 

PEINTRE

 

 

 

 

 

 

Autoportrait (1900).

 

 

 

 

1

 

 

 

La vie de Niko Pirosmanashvili est exemplaire.

Il naît en mai 1862 à Mirzaani, village de Kathétie, sous domination russe.

Son père est un paysan, sa mère fabrique des tapis.

Ils ont quatre enfants : deux filles (Mariam et Pepe), un garçon qui meurt à quinze ans et le benjamin : Nikola.

 

 

Ils ont des vaches et des boeufs, un peu de vigne.

Ils ne sont ni pauvres, ni riches.

Les parents travaillent dur, sont heureux ensemble.

Le père est un grand admirateur de contes de fées.

Serviable, Niko aide sa mère dès son plus jeune âge.

A six ans, la mort emporte son frère ainé et va frapper rudement leur famille.

 

 

À la mort de son père en 1870, le bonheur familial prend fin. Sa mère meurt. À huit ans, Niko rejoint sa soeur Mariam, mariéà Tiflis. Il s'y trouve bien.

 

 

 

 

Femme avec des fleurs et un parapluie (1905).

 

 

 

Ce portrait représenterait Mariam, la soeur de Niko.

Quand elle meurt du choléra, son beau-frère le place dans une famille cultivée de Tiflis.

 

 

Dans cette famille, Niko est aimé et bien traité

Sa tâche consiste à faire bouillir le samovar, porter l'eau et laver la vaisselle. 

Il apprend à lire et à écrire, ainsi que le russe.

Ses parents adoptifs l'encouragent dans ses goûts artistiques (poésie, peinture). 

À l'âge de 12 ans, il suit des cours de dessin.

Dès l'enfance, il ne se soucie guère des choses matérielles. Il peint tous les murs de sa chambre.

 

 

Il aime divertir les enfants du voisinage en racontant des contes de fées. Il peint en même temps sur les murs ce qu'il est en train de raconter.

Niko n'est donc pas l'audidacte que l'on a souvent présenté.

 

 

 

2

 

 

 

Vers 1885, il fonde un atelier de peinture d'enseignes avec un autre peintre. Échec.

De 1888 à 1894, il devient employé de chemin de fer en Transcaucasie.

Il est serre-frein.

Cela apparaît dans son oeuvre avec : "Batoumi", "La mer Noire", "Le train de Kakhétie"...

 

 

 

 

 

 

Comme serre-frein, il passe des heures à regarder défiler les paysages à l'arrière du train.

Il doit contrôler les freins du train quand il en reçoit l'ordre du conducteur.

Ses peintures de paysages sont souvent inspirées de ces voyages en chemin de fer à travers campagnes et collines.

 

 

Vers 1900, il ouvre un commerce de produits laitiers.

L'affaire lui permet de faire construire une maison à Mirzaani.

Auprès des femmes, il a la réputation d'être un bel homme, soucieux de son aspect vestimentaire.

Auprès des hommes, la critique est plus sévère. Fier, n'aimant pas l'église, prêà peindre pour un verre de vin, il ne supporte pas leurs suggestions sur ses oeuvres.

 

 

Au cours de l'été1900, il disparaît pendant quelques mois.

Après son retour, il retrouve sa boutique de produits laitiers, installe un atelier pour y peindre.

À la moindre occasion, il délaisse son commerce pour se promener en ville.

Il vagabonde, souvent ivre, autour de la gare de Tiflis.

Excellent observatoire de gens de tous horizons, de toutes classes sociales.

Autant de sujets d'inspiration pour de nombreuses oeuvres.

 

 

En 1905, il tombe amoureux d'une Française, danseuse et chanteuse de cabaret, Marguerite.

Il l'inonde de fleurs, créant ainsi une légende.

Il la peint plusieurs fois.

 

 

 

 

"L'actrice Marguerite" (1909).

 

 

 

Le retour en France de Marguerite désespère Niko.

Son commerce de produits laitiers fait faillite...

Sa soeur commente ainsi le désastre : "Il n'a jamais eu de famille, mais il a eu un grand amour !"

 

 

VOIR la SUITE dans :

 

18/02/2013: NIKO PIROSMANI, PEINTRE (2) (6 PHOTOS)

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 11:18, le 19/02/2013 dans B17. GEORGIE, Tbilissi
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NIKO PIROSMANI, PEINTRE (2) (Géorgie, 02.13) (9 PHOTOS)

 

 

 

Scène de marché (Tiflis, à l'époque de Pirosmani).

 

 

 

 

 

NIKO PIROSMANI

 

(1862/1918)

 

PEINTRE (2)

 

 

(suite)

 

 

 

 

VOIR le DÉBUT dans :

 

19/02/2013: NIKO PIROSMANI, PEINTRE (5 PHOTOS)

 

 

 

 

3

 

 

 

Désormais, Niko Pirosmani se consacre à la peinture.

Année après année, il travaille dans les tavernes.

 

 

 

 

Enseigne de bistro.

 

 

 

Il vit dans un petit appartement, près de la gare ferroviaire.  Ses peintures décorent les petites entreprises du quartier.

 

 

Dans les tavernes (doukani), il rencontre toutes les classes de la société.

Pour les gens cultivés, il peint des portraits et des scènes historiques.

 

 

 

Shota Rustaveli (1913).

 

 

 

Sinon, il peint le peuple, la vie urbaine de Tiflis, qui juxtapose les villages en quartiers.

C'est un peintre d'enseignes : sur métal pour les artisans ou sur bois pour les taverniers.

 

 

 

 

Bière froide (enseigne).

 

 

 

Il décore les boutiques, peint les toiles cirées des estaminets.

 

 

Mais sa Kakhétie natale l'inspire souvent.

Il peint la vie rurale, les fêtes de villages et les activités des paysans, des bergers ou des chasseurs.

 

 

 

Vintage - Niko Pirosmani

 

Vendange.

 

 

 

Ses oeuvres sont parfois achetées.

Il peint chez les clients (bourgeois, auberges) en échange du gîte et du couvert. Connu comme buveur, il est souvent exploité contre un repas ou de l'alcool.

Il est très pauvre, peine à gagner sa vie et à acheter le matériel indispensable. 

Sa boîte de peinture est son seul bien...

 

 

 

4

 

 

 

En 1912, trois membres du mouvement futuriste russe : Mikhail Le Dentu, kirill et Ilia Zdanévitch découvrent Pirosmani.

Ils sont venus en Géorgie chercher des artistes naïfs, issus du peuple, à l'image du Douanier Rousseau.

Ils voient en Pirosmani la confirmation de leurs théories sur l'art populaire.

 

 

En 1913, ils font exposer quatre tableaux de Pirosmani à Moscou. "La Queue d'Âne" présente des peintres autodidactes. 

La presse russe relève le talent de Pirosmani.

Un des tableaux exposés : 

 

Femme avec un bock de bière (1905) :

 

 

 

 

 

Le journal géorgien "Thémi" mentionne certaines de ses oeuvres.

Les frères Zdanévitch exposent des tableaux de Pirosmani chez eux et invitent la bonne société de Tiflis.

 

 

 

Portrait of Ilya Zdanevich - Niko Pirosmani

 

Portrait d'Ilia Zdanévitch (1913).

 

 

 

Mais la vie de Niko ne s'améliore pas.

 

 

En 1916, Dito Chévardnadzé crée la Société des artistes géorgiens. 

De grands artistes (Lado Goudiachvili, Iosséb Gogolachvili, Mossé Toidzé et Guigui Zaziachvili) lancent un appel à la Société géorgienne d'histoire et d'ethnographie afin qu'elle aide financièrement Pirosmani.

L'initiative échoue.

 

 

Le 24 mai 1916, Mossé Toidzé et Guigui Zaziachvili le retrouvent.

 

 

 

 

Pirosmani par Shalva Kikodze (1916).

 

 

 

Pirosmani est introduit dans la Société des artistes géorgiens, comme artiste national.

Avec les 10 roubles donnés par Dito Chévardnadzé, il peint "Mariage du temps passé en Géorgie".

 

 

 

 

La girafe (1905).

 

 

 

Mais très vite,  une caricature dans un journal signée G.Z., attribuée à Guigui Zaziachvili, met fin à cette collaboration. 

Elle représente un vieil homme peignant une girafe, auprès duquel se tient un jeune écrivain célèbre, disant "Tu peux apprendre mon frère. Un homme de ton âge peut encore travailler. Dans dix ou vingt ans, tu deviendras un bon peintre".

 

 

 

5

 

 

 

Profondément blessé, Pirosmani rompt avec les peintres de la Société.

La première guerre mondiale mobilise les esprits. Pirosmani ne trouve plus de clients.

Isolé, incapable de payer un loyer, il tombe dans la misère.

Sa mauvaise santé l'affaiblit. Il dort sous des escaliers ou dans les fondations de maisons, qu'il occupe après la tombée de la nuit.

 

 

L'hiver de 1917 à 1918 est rude.

On pense qu'il est resté quelques jours inconscient dans une cave.

Découvert par un voisin, il est transporté à l'hôpital par Ilia Mgaloblichvili. Il y meurt la veille de Pâques 1918.

L'agneau de Pâques a cessé de respirer.

Nul ne sait où se trouve sa tombe.

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

19/02/2013: NIKO PIROSMANI, PEINTRE (5 PHOTOS)

22/02/2013: PIROSMANI OU L'AMOUR DE LA VIE (1) (10 PHOTOS)
21/02/2013: PIROSMANI OU L'AMOUR DE LA VIE (2) (9 PHOTOS)

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 

 



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Publié à 11:47, le 18/02/2013 dans B17. GEORGIE,
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