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THIBAULT CAUVIN, GUITARISTE NOMADE (1) (nov. 2013) (3 PHOTOS)

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/42/Thibault_Cauvin.jpg/512px-Thibault_Cauvin.jpg?uselang=fr

 

 

Thibault Cauvin (2013, par SamC75, wikimedia commons).

 

 

 

 

 

THIBAULT CAUVIN

 

 

GUITARISTE NOMADE (1)

 

 

 

 

 

 

 

Thibault Cauvin en 2007.

 

 

 

 

"On demandait à Socrate d'où il était.

Il ne répondit pas : d'Athènes, mais : du monde".

(Michel de Montaigne).

 

 

 

 

1

 

 

CONCERT DE TBILISSI (13.11.2013)

 

 

 

Grande salle du Conservatoire national de Tbilissi.

Un jeune guitariste français, Thibault Cauvin, donne un concert d'une qualité musicale et inventive hors norme.

Avec son pantalon rayé, ses chaussures rouges, il se donne des airs d'Argentin des faubourgs de Buenos-Aires.

 

 

Mais son sourire, son sens de l'humour et son accent français, quand il s'exprime en anglais, effacent cette première impression.

Il présente chaque morceau.

Quand il s'apprête à jouer, il élève sa guitare comme le Saint-Sacrement.

 

 

Le programme est le suivant :

 

1. Trois sonates de Domenico Scarlatti (K1, K32, K149):

Transcrites pour la guitare par le concertiste parmi les 555 sonates pour clavecin de Scarlatti.

À deux ou trois reprises, je sens que la guitare manque de coffre pour rendre toutes les subtilités de cette musique baroque.

Mais l'interprétation est excellente.

 

 

2. Un morceau de Philippe Cauvin, père de Thibault, qui s'intitule "GuitarCity".

Présenté par le guitariste comme "une composition complètement folle".

Pour un musicien classique, ce météorite tombe de la planète Mars ! Une musique expérimentale réjouissante.

 

 

Amalgame étrange et déjanté de toutes les possibilités musicales des cordes, alternant avec des phases de percussion.

Cauvin aligne les notes désaccordées, frappe le manche comme la caisse, s'amuse avec virtuosité, de la paume comme des doigts, à tambouriner sur le fond, l'éclisse ou la table d'harmonie...

 

 

3. Deux standards de jazz internationaux :

- Jazz new-yorkais : "Take the A Train", de Billy Stayhorn et Duke Ellington.

- musique brésilienne : "Felicidade", de Roland Dyens.

 

 

4. Trois morceaux inspirés par les voyages du guitariste, en tournée dans le monde, portant le nom d'une ville :

 

- "Kyoto" : "A young Sprout" de Minoru Miki.

J'y suis peu sensible.

 

"Calcutta" "Raga du soir", de Sébastien Vachez.

 

J'aime ce morceau dont la guitare évoque le sitar, avec ses modulations extensibles, son ampleur sonore.

 

"Istanbul" : "Koyunbaba", composé par l'Italien Carlo Domeniconi. Des trois, c'est mon morceau préféré, varié et assez long, très inventif.

On songe moins à la Turquie qu'à l'Andalousie !

 

 

Enthousiasmé par le concert, je quitte le conservatoire l'esprit en ébullition.

Décidé à mieux connaître ce phénomène.

 

 

 

Concert de Tbilissi (©Thibault Cauvin) (13.11.2013)

 

 

2

 

 

RENCONTRE AVEC LE GUITARISTE

 

 

 

Au lendemain du concert, rencontre avec Thibault Cauvin à l'Institut français de Tbilissi.

 

Les étudiantes en français de l'Institut remplissent la petite salle. Une poignée d'adultes apportent le ferment et le sel.

Un professeur de musique monopolise d'abord la parole.

Midinettes et intellos parviennent ensuite à s'exprimer.

 

 

Je suis frappé par la simplicité du musicien.

Il répond à chacun avec sincérité, même aux interrogations farfelues des jeunes filles en fleur.

En voulez-vous un échantillon ?

 

 

- "Quel âge avez-vous ?"

- "Avez-vous une fiancée ?"

- "Comment s'appelle votre fiancée ?"

- "Quel est votre numéro de téléphone ?", entre autres perles.

 

 

Sa patience me plaît, et sa bonne volonté, l'amabilité souriante avec laquelle il répond aux deux Miss.

 

 

 

3

 

 

APPRENTISSAGE EXPRESS

 

 

 

Depuis sa naissance (1984), Thibault Cauvin s'imprègne de toutes les musiques dans sa famille de musiciens bordelais.

À cinq ans, il commence à apprendre la guitare sous la direction de son père.

Dès lors, il ne lâche plus sa guitare, ou plutôt, ses guitares successives ne le lâcheront plus.

 

 

Il fait de solides et brillantes études au Conservatoire national de Bordeaux (médaille d'or).

Au Conservatoire national supérieur de Paris, il suit la classe d"olivier Chassaing. Il en sort diplômé avec les honneurs.

Parallèlement, Thibault est l'élève des plus grands professeurs, comme Alvaro Pierri, Judicaël Perroy,...

 

 

Son père Philippe Cauvin joue un rôle essentiel, comme professeur pendant de longues années.

C'est un musicien et compositeur, à l'aise dans les musiques populaires, le jazz et le rock, autant que dans une musique plus expérimentale.

 

Le frère de Thibault, Jordan, est guitariste de jazz.

 

 

Thibault bénéficie ainsi de deux univers : celui de la musique classique des conservatoires et celui des musiques jouées dans sa famille.

 

 

 

4

 

 

RAZZIA SUR LES CONCOURS

 

 

 

De 2000 à 2005, il participe à de nombreux concours internationaux.

Il en gagne treize, avant l'âge de 20 ans, palmarès encore inégalé pour un guitariste.

 

 

 

- Young Guitarist of the Year, Bath, Angleterre 2002.

- Fontainebleau, France 2003.

- Simone Salmoso, Viareggio, Italie 2003.

- Stotsenberg, Los Angeles, États-Unis, 2003.

- Alexandre Lagoya, Fort de France, Martinique 2003.

- Torrent, Valencia, Espagne 2004.

- Mottola, Italie 2004.

- Jose Tomas, Alicante Petrer, Espagne 2004.

- Velez-Malaga, Malaga, Espagne, 2004.

- Forum Gitarre Wien, Vienne, Autriche 2004.

- Sernancelhe, Portugal 2004.

- San Francisco, États-Unis 2004.

- Andrès Segovia, Linares, Espagne 2004.

 

 

Thibault l'Affamé collectionne aussi dans les concours : treize "2ème prix" et cinq "3ème prix"...

 

 

 

 

5

 

 

UNE GUITARE DE RÊVE

 

 

 

Il dispose d'une guitare spéciale fabriquée par un luthier d'exception, Jean-Luc Joie.

Ce Bordelais est un chercheur passionné, qui n'a cessé de fabriquer des guitares uniques, voulant venir à bout des faiblesses de cet instrument.

 

 

Celui de Thibault Cauvin jouit d'une accoustique très supérieure à celle des guitares habituelles.

Un système spécial amplifie le volume, les couleurs et le dynamisme de la guitare.

Elle lui permet de jouer dans des lieux peu propices, dans de vastes salles et d'être mieux entendu par les spectateurs.

 

 

 

 

 

LA SUITE dans :

 

21/11/2013: THIBAULT CAUVIN, GUITARISTE NOMADE (2) (nov. 2013) (3 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 10:06, le 28/11/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
Mots clefs :

THIBAULT CAUVIN, GUITARISTE NOMADE (2) (nov. 2013) (4 PHOTOS)

 

 

 

Live au Brésil (2005 ?)

 

 

 

 

 

THIBAULT CAUVIN

 

 

GUITARISTE NOMADE (2)

 

 

 

 

 

Festival Harmonia Cordis en 2011 (Roumanie).

 

 

 

 

 

VOIR le DÉBUT du TEXTE dans :

 

22/11/2013: THIBAULT CAUVIN, GUITARISTE NOMADE (1) (nov. 2013) (2 PHOTOS)

 

 

 

 

6

 

 

SATELLITE DE LA PLANÈTE

 

 

 

Grand voyageur, Thibault Cauvin a donné plus de mille concerts sur tous les continents dans environ 120 pays.

Élu "Ambassadeur de Bordeaux Métropole", il représente officiellement sa ville natale dans le monde...

Il passe sa vie dans les aéroports, les hôtels et les salles de concert.

Le parfait nomade, expert en musique et en géographie...

 

 

 

Avant un vol pour New York (©Thibault Cauvin) (19.11.2013)

 

 

 

À Tbilissi, une jeune fille l'interroge :

 

- "N'êtes-vous pas fatigué de voyager tout le temps ? Votre famille et vos amis ne vous manquent pas ?"

 

- "J'aime énormément voyager, je ne m'en lasse pas. Je rencontre sans cesse des gens intéressants. Je me fais des amis sur toute la planète. Quand je repasse aux mêmes endroits, j'ai l'occasion de les revoir ! Je reviens régulièrement à Bordeaux pour voir ma famille et mes amis. Mais, c'est vrai, j'ai peu de temps pour cela."

 

 

 

7

 

 

RENOUVELER LE RÉPERTOIRE CLASSIQUE

 

 

 

Sa double formation, classique et moderne, lui permet de renouveler la guitare classique.

Thibault a retranscrit 20 sonates pour clavecin de Scarlatti. Certaines viennent d'être intégrées dans des compilations de musique classique (novembre 2013) :

 

- Compilation chez RCS en compagnie d'Itzhak Perlman, de Glenn Gould, de Roberto Alagna,...

- Compilation "Le palmarès classique de l'année" avec : Lang Lang, Placido Domingo, Jonas Kaufmann,... 

 

 

Pour le projet "Cities" (2012), Thibault ne compose pas lui-même la musique qu'il joue.

Il invite des compositeurs actuels à écrire pour la guitare.

Il travaille avec un compositeur par ville, donne son avis en cours d'écriture, favorise tel passage.

Son projet vise à élargir le répertoire classique de la musique contemporaine.

Projet ambitieux pour un musicien d'à peine trente ans.

 

 

 

8

 

 

UNE DISCOGRAPHIE IMPRESSIONNANTE

 

 

 

Thibault enregistre son 1er album à l'âge de 18 ans (en 2002) : :"Concert live à Bordeaux" (production Ki Records).

 

 

En 2004, "Déclic", enregistré à Paris lors d'un concert à la Maison de la radio (production Radio France).

 

 

En 2007, "Bell'Italia", consacré à la musique italienne (production Art Communicazione).

 

 

En 2008, "N°4", enregistrement consacré à la musique moderne, à San Francisco (production GSP).

 

 

En 2012, "Citiesévoque les villes qui ont marqué le guitariste : Buenos Aires, Séville, Calcutta, Moscou, Kyoto, New York, Bordeaux (production Samuel Cohen). 

 

 

En 2013, Thibault signe "Danse avec Scarlatti", qui enchante les spécialistes et atteint le grand public.

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/90/Thibault_Cauvin_-_Album_%22Danse_avec_Scarlatti%22.jpg?uselang=fr

 

Thibault Cauvin : Album "Danse avec Scarlatti".

(wikipedia commons, par SamC75)

 

 

 

 

9

 

 

 

Terminons cet article par les qualités humaines de Thibault Cauvin.

Enthousiasme, simplicité, sincérité.

 

 

Il répète sa joie d'être enfin venu à Tbilissi.

Il trouve la ville magnifique : "J'aime beaucoup la lumière de Tbilissi. Mais je ne reste que deux jours..."

Le temps d'un concert et d'une masterclass au conservatoire.

Le temps aussi pour cette rencontre et plusieurs promenades tbilissiennes.

 

 

Sa passion pour la musique éclate quand il répond à des questions qui l'intéressent.

 

- "Au début, j'avais du mal à travailler la guitare dans cette vie de perpétuels voyages. Maintenant j'y arrive, où que je sois."

 

- "Je baigne dans la musique depuis ma naissance. On ne peut me séparer de la guitare. La musique c'est ma vie !"

 

 

La guitare actuelle est à peine centenaire. La pleine jeunesse pour un instrument de musique !

Portée essentiellement à la fin du XXème siècle par le dynamisme du rock et du folk, Guitare la vagabonde surprend sans cesse.

Avec Thibault Cauvin, elle se porte à merveille, épanouie entre les mains d'un tel ambassadeur, qui porte son art inventif sur tous les continents de la planète.

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

22/11/2013: THIBAULT CAUVIN, GUITARISTE NOMADE (1) (nov. 2013) (2 PHOTOS)

 

https://www.facebook.com/thibaultcauvin
 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 10:03, le 27/11/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
Mots clefs :

TBILISOBA (1) TBILISI EN FÊTE (4 au 6 octobre 2013) (13 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

TBILISOBA (1) :

 

TBILISI EN FÊTE

 

 

(4 au 6 octobre 2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

La fête de Tbilisi est marquée par des activités variées : concerts et danses sur des places de la vieille-ville (de l'Europe, Vakhtang Gorgasali, Abanotubani)

Des tentes abritent des restaurants, cafés et stands de produits divers (fromages, miel, thé,...)

On organise des jeux en plein air :

 

 

 

 

 

La foule marche nonchalamment dans Kala jusqu'au quartier des Bains.

Sur l'avenue Gorgasali rendue piétonne, on peut faire du cheval ou se déplacer en carriole.

 

 

Des artistes portraiturent les amateurs de caricatures. Des adeptes du body art dessinent ou peignent sur les visages.

 

 

 

 

 

On vend aux dames et damoiselles des couronnes de feuilles aux couleurs automnales.

 

 

 

 

 

Les vendeurs de saucisses ou de boissons pullulent.

 

 

 

2

 

 

 

 

 

Je m'installe pour plusieurs heures sur la place des bains de soufre. Un vaste podium accueille de nombreux groupes folkloriques.

Comme cette danse tbilissienne du XIXème siècle :

 

 

 

 

 

Je repère une cheminée sur les toits en coupoles des bains et je m'assieds confortablement face au podium.

JEIRANI, autre danse tbilissienne, est influencée par l'orient, les danses arabes et perses :

 

 

 

 

 

 

Les groupes de danses folkloriques se succèdent, avec leurs habits traditionnels colorés.

OSURI, originaire d'Ossétie, est reconnaissable par les manches démesurément longues des danseurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

MTIULURI : danse des montagnes, comme en Pschavie ou Tianeti.

 

 

Musiciens et chanteurs sont placés sur un toit-terrasse, un peu plus haut. Ils interviennent entre deux spectacles.

 

 

 

 

 

De temps à autre, des chanteurs montent sur le podium.

Une galerie hétéroclite défile : un gosse de sept ans, comme une grand-mère extravertie, qui ne veut plus lâcher le micro.

Des groupes folkloriques attendent leur tour pour monter en scène. Par exemple, ces danseuses d'Azerbaidjan :

 

 

 

 

 

 

Danseurs et spectateurs font parfois connaissance :

 

 

 

 

 

À SUIVRE...

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 16:14, le 17/10/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
Mots clefs :

TBILISOBA (2) TBILISI EN FÊTE (4 au 6 octobre 2013) (15 PHOTOS)

 

 

 

OSURI : danse d'Ossétie.

 

 

 

 

TBILISOBA (2) :

 

TBILISI EN FÊTE

 

 

(4 au 6 octobre 2013)

 

 

 

 

 

MTIULURI : danse des montagnes.

 

 

 

 

3

 

 

 

Pendant Tbilisoba, la foule fait partie du spectacle.

Les danseurs vont et viennent autour du podium, attendant leurs prochaines prestations.

 

 

 

 

 

Des vendeurs de ballons et de jouets écoulent une partie de leur camelote.

 

 

 

 

 

Les familles participent à la fête.

Au pied du podium, on assiste debout aux différents numéros.

 

 

 

 

Quelques enfants sont confortablement perchés sur les épaules paternelles.

 

 

 

 

Les plus malins grimpent sur les coupoles des bains. Assis sur les toits des cheminées, ils dominent les spectacles du podium.

 

 

 

 

 

 

4

 

 

 

 

Les groupes de danses folkloriques se succèdent.

De six ans jusqu'à la trentaine, les danseurs sont de tous âges.

 

 

 
 
OSURI : danse d'Ossétie.

 

 

 

 

 

MTIULURI : danse des montagnes.

 

 

 

Un groupe costumé rend hommage aux jeux olympiques.

Avec choeur de groupies agitant le drapeau grec.

 

 

 

 

Deux jeunes filles aux tuniques pêches proclament l'ouverture des jeux.

Soudain, l'air de sirtaki de Zorba le Grec fanfaronne dans l'espace et accélère. 

Les danseuses se tiennent les épaules, se lancent dans une diablesse de farandole.

 

 

 

 

 

 

 

Une ronde se forme, se déplie et la farandole se reforme.

 

 

 

Un groupe déploie de drapeau de l'Azerbaidjan pendant une série de spectacles.

Plusieurs danses se succèdent avec des costumes rouges, des costumes blancs... À dorures, bien sûr !

 

 

 

 

 

 

Déchaînés, de jeunes supporters de l'Azerbaidjan, bondissant près de moi, hurlent et applaudissent.

 

 

 

 LIENS avec ce TEXTE :

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 17:44, le 16/10/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
Mots clefs :

SON ET LUMIÈRE : FONTAINE DU PARC RIKÉ (Tbilisi) (Géorgie, 09/2013) (6 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

SON ET LUMIÈRE 

 

FONTAINE DU PARC RIKÉ

 

 

(Tbilisi)

 

 

 

 

 

 

 

 

En cet automne 2013, le parc Riké reste inachevé, mais les travaux sont en phase terminale.

L'extérieur du théâtre, avec ses deux tubes, semble terminé. L'aménagement intérieur se poursuit.

Les arbres de Riké, trop jeunes, donnent une végétation pauvrePatience...

Dans quelques années, ce parc aura une plus verdoyante allure.

 

 

 

 

 

 

L'été, la fontaine attire de nombreux promeneurs par ses jets d'eaux variés, à l'éclairage multicolore.

Ils rythment dans l'espace des airs connus diffusés par de grands hauts parleurs.

Musiques classiques ou populaires avec des extraits de : Zorba le Grec (Sirtaki), de Carmina Burana, de Mozart ou de Beethoven, d'opéra.

Edith Piaf chante en français "La vie en rose"...

Du côté du pont de la Paix, la réplique immense d'un piano blanc rend hommage à la musique.

 

 

 

 

 

 

Dans les allées du parc, de nombreux bancs permettent d'assister longuement au spectacle. 

Une estrade, orientée vers la fontaine, donne le recul suffisant pour l'apprécier pleinement.

Environnées de ballons colorés, des vendeuses profitent de la foule pour les proposer aux familles, avec d'autres jouets.

 

 

 

 

 

 

Autour du bassin en feu, on se presse pour admirer les geysers de lumière. Les interjections fusent.

On s'interpelle, commente les figures, on compare les hauteurs et les couleurs.

Certains enfants préfèrent danser gracieusement sur la musique, comme danse l'eau au-dessus du bassin.

 

 

 

 

 

 

La plupart des badauds pose devant les jets d'eau. Les appareils numériques permettent de multiplier les clichés.

On voudrait photographier les accrobaties de l'eau dans l'espace dans leurs moindres aspects.

Cette fontaine lumineuse et sonore est un redoutable piège à photos...

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

16/10/2012: FONTAINES D'ISTANBUL (5 PHOTOS).

 

18/10/2012: DE LA DANSE (Aphorismes) (23.10.2012).

 

1/02/2013: DANSES DANS LA VILLE (Tbilisi) (11 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 14:24, le 1/10/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
Mots clefs :

RETABLE DE LA CATHÉDRALE (Tbilisi) (Georgie, 2013)(11 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

RETABLE

 

DE LA CATHÉDRALE

 

 

(Tbilisi)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

À gauche du choeur, un retable d'orfèvrerie surprend par ses dimensions.

Placés au centre de la composition, dans la partie supérieure, la Vierge et l'Enfant attirent le regard.

Assise sur un trône, la Vierge est beaucoup plus grande que les autres personnages. 

Elle trône dans le ciel comme une adulte au milieu d'innombrables enfants, ses créatures terrestres.

 

 

 

 

 

 

 

On peut passer de longs moments à regarder les personnages : religieux, saints, nobles et quelques anges et gens du peuple.

 

 

 

 

 

 

Démocratie paradoxale de têtes couronnées, de nobles et de personnes auréolées !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Méditatif, après l'observation d'un univers si peuplé, je réalise que ce retable compte un revers. 

On peut aussi contempler l'autre face.

 

 

 

 

2

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste en est le personnage principal.

À ses pieds, sa tête repose dans un panier.

Des ailes majestueuses lui ont poussé dans le dos. Serait-ce parce qu'il réside au paradis ?

Comme pour le rattacher à la terre, un collier prolongé d'une croix énorme le distingue.

 

 

 

 

 

 

L'Esprit-Saint n'est pas oublié.

Une paire d'ailes est déployée, deux paires d'ailes se replient vers le ciel et vers la terre.

Sa tête auréoléémerge à l'intersection des six ailes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

7/02/2013: CATHÉDRALE DE LA TRINITÉ (TBILISI) (Géorgie, 02.13) (14 PHOTOS)

6/02/2013: CATHÉDRALE DE LA TRINITÉ (2) (Géorgie, 02.13) (9 PHOTOS)

12/08/2013: CATHÉDRALE DE LA TRINITÉ (3) (Tbilisi, Géorgie, avril 2013) (8 PHOTOS)

 

4/02/2013: CATHÉDRALE SIONI (TBILISI) (8 PHOTOS)

3/02/2013: CATHÉDRALE SIONI 2 (8 PHOTOS)

2/02/2013: SQUATT À AVLABARI (TBILISI) (4 PHOTOS)

31/01/2013: ÉGLISE ALEXANDRE NEVSKI (Tbilisi) (8 PHOTOS)

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 10:40, le 23/08/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
Mots clefs :

CATHÉDRALE DE LA TRINITÉ (3) (Tbilisi, Géorgie 2013) (8 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

CATHÉDRALE

 

 

DE LA TRINITÉ (3)

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois, j'arrive par le haut d'Avlabari et le cimetière arménien. Je découvre une troisième entrée du domaine.

Elle conduit du côté de la façade nord, à travers un sous-bois de pins, vers une fontaine aux ablutions.

 

 

 

 

 

 

Au centre, une Croix de grappe, la croix de Nino, posée sur une sphère.

 

 

 

 

 

 

De petites tentes blanches sont dispersées aux alentours.

On a déposé des rochers coloréà l'est et à l'ouest de la fontaine. Pierres utilisées dans d'autres églises ou météorites.

 

 

Plus je fréquente cette cathédrale, plus je l'apprécie.

Elle me semble moins froide qu'au début.

À l'intérieur, je ne cesse de découvrir de nouveaux lieux : crypte à deux niveaux, chapelles, salles de réception...

Cette cathédrale est encore plus vaste qu'elle n'en à l'air, mais on y trouve aussi des lieux intimes. 

Et je m'y sens plus à l'aise pour photographier.

 

 

 

 

 

Un dimanche matin avec Maia, j'assiste à une messe en présence du catholikos Ilias II.

Foule énorme, venue le voir bénir l'armée et nommer des cadres de l'Église. Utilité d'avoir cette vaste cathédrale.

 

 

 

Quand je découvre la crypte, elle est vide car une réunion à l'étage supérieur attire tout le monde. 

Une chorale de jeunes chanteurs y participe.

C'est un vaste espace relativement vide, assez impressionnant.

 

 

 

 

Avec Maia, je reviens pour voir les deux niveaux de la crypte.

L'iconostase me plait, comme les anges sur les côtés.

 

 

Au-dessus, une salle est consacréà l'information religieuse et culturelle. Une vidéo montre le couronnement d'Ilias II comme patriarche. 

On expose des documents importants dans des vitrines : photos anciennes de dignitaires de l'église, manuscrits anciens très intéressants :

 

 

 

 

 

Exposition temporaire de peintures d'enfants. Les mêmes thèmes reviennent : pont de la Paix, maisons, soleil...

 

 

Dans une chapelle extérieure, j'assiste à une messe.

Les fresques y sont de toute beauté.

 

 

 

 

 

 

Je reste d'abord pour les belles voix de trois jeunes chanteuses.

Bisous à deux jeunes diacres, qui entrent successivement. 

Fatigué, le pope oublie des passages, anone des litanies ennuyeuses.

Une voisine me donne une bougie, qui se consume entièrement dans ma main.

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

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Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 10:22, le 23/08/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
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Publié à 15:49, le 22/08/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
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QUARTIER ARMÉNIEN D'AVLABARI (Tbilisi, Géorgie)(10 PHOTOS)

 

 

 

Croix devant l'église arménienne Ejmiatsin.

 

 

 

 

QUARTIER ARMÉNIEN

 

 

D'AVLABARI

 

 

 

(Tbilisi)

 

 

 

 

 

 

 

C'est un quartier intéressant à plus d'un titre.

Il est situé sur la rive gauche de la Koura, au-dessus de Metekhi. 

À l'ouest, une zone importante est occupée par un habitat dégradé et des squats. 

 

 

Cette zone est limitée par deux vastes domaines : à l'ouest le palais présidentiel et au nord la cathédrale orthodoxe de la Trinité.

Les habitants d'Avlabari sont sous haute surveillance politique et religieuse...

 

 

 

 

Dôme de la cathédrale dominant des baraques d'Avlabari.

 

 

 

 

À deux pas de la rue Metekhi, avant d'arriver au métro Avlabari, l'église arménienne du Chant Rouge n'est plus que ruine.

Les toits se sont effondrés. Des tonnes de matériaux s'accumulent à l'intérieur de la nef.

L'ancienne place de l'église sert de parking sauvage.

 

 

 

 

 

 

L'entrée du métro Avlabari, fort discrète, dispose d'un excellent repère : un immeuble HLM d'une longueur inhabituelle.

Impossible de l'ignorer dans le paysage urbain traditionnel de Tbilisi. Il me saute aux yeux dès le premier jour au sommet de la forteresse de Narikala. 

 

 

 

Près du métro Avlabari, l'église arménienne Ejmiatsin a de l'allure. Elle a été restaurée en 2011.

Saint-Georges est un centre important pour les Arméniens  sur les plans religieux, social et culturel.

 

 

 

 

 

 

La décoration intérieure du XVIIIème siècle manque de chaleur. Mais le recueillement des fidèles me convient et je m'assieds dans le fond pour écrire.

 

 

 

Mon coin préféré d'Avlabari est la petite église d'un couvent de femmes, qui donne sur un versant escarpé vers la Koura.

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce qui me plaît tant dans cette église ?

Elle n'a rien de spécial, ressemble à beaucoup d'autres. 

Mais je m'y sens immédiatement en paix, en contact avec ma vie intérieure.

 

 

Je m'y assieds un moment à chaque passage dans le quartier.

De la cour devant l'église et le couvent, belle vue sur la rivière et le centre de Tbilisi.

 

 

 

 

 

 

Dans la zone d'habitat dégradé, je découvre une autre église. Lieu paisible dans le cahot urbain et les friches, entre Ejmiatsin et le palais présidentiel.

Le parallèlépipède rectangulaire de briques rouges, est inséré au fond d'un petit jardin.

L'iconostase est dominée par la Vierge et l'enfant du choeur, entourés par deux archanges : 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit bidonville étonne quand on traverse Avlabari. 

Très vite, j'écris un texte : "Squat à Avlabari" pour essayer de comprendre cette situation.

Au-delà, le quartier est vivant, commerçant et populaire.

Les nombreux jeunes circulent en bandes. Le désoeuvrement touche aussi des adultes.

 

 

Impossible d'épuiser l'intérêt d'Avlabari.

À chaque passage, je fais de nouvelles découvertes.

Derrière la cathédrale de la Trinité, le Panthéon arménien (cimetière) occupe un espace restreint.

 

 

 

 

 

Mais le portail est fermé.

Je me promets de revenir pour y entrer.

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

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Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 18:28, le 2/05/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
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ÉGLISES ARMÉNIENNES (Tbilisi, Géorgie, 2013) (6 PHOTOS)

 

 

 

 

ÉGLISES ARMÉNIENNES

 

 

(TBILISI)

 

 

 

 

 

1

 

 

 

Les églises arméniennes de Tbilisi ne sont guère choyées.

Saint-Georges Ejmiatsin d'Avlabari a été restaurée en 2011 et fait bonne figure.

Mais c'est l'arbre qui cache la forêt...

 

 

Dans la vieille ville, près de la place Lado Gudiashvili, l'église Moghnisi est en grande partie effondrée.

Le toit n'existe plus, ni les portes, ni les fenêtres.

 

 

 

 

 

 

 

On peut entrer en enjambant les débris. 

 

 

 

 

 

 

Et admirer un escalier, qui débouche sur le vide.

 

 

 

 

 

2

 

 

 

 

 

 

Près de la rue des Argentiers, l'église S. Nshan est à l'abandon.

Je la trouve très belle, mais elle est fermée, impossible d'y entrer. J'éprouve le même regret à chaque fois que je traverse le quartier.

 

 

 

3

 

 

 

À Avlabari, autre ruine, celle de l'église du Chant Rouge (Karmir Avetaran). Elle est situéà deux pas de la rue Metekhi, avant d'arriver au métro Avlabari.

Le toit et les structures supérieures se sont effondrés. 

Des tonnes de matériaux s'accumulent à l'intérieur de la nef.

L'ancienne place de l'église sert de parking sauvage.

 

 

 

 

 

 

 

4

 

 

 

Je connais deux autres églises arméniennes, toutes deux fermées !

L'église Norasheni partage un jardin avec l'église Jvaris Mama. De l'extérieur, son apparence semble satisfaisant.

 

 

 

 

 

J'aimerai pouvoir y entrer.

À l'intérieur, des travaux sont certainement indispensables.

 

 

 

Quant à l'église arménienne près de la place Vakhtang Gorgasali, des travaux améliorent l'extérieur comme l'intérieur.

Je suppose qu'elle ouvrira bientôt remise à neuf. 

Je voulais terminer sur une note positive...

 

 

 

 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 18:16, le 1/05/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
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