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"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


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IMPROVISATIONS NOMADES (Tbilisi, mars 2013).

 

 

 

IMPROVISATIONS

 

 

NOMADES

 

 

 

 

 

"Tous les hommes naissent nus

au hasard du destin."

 

 

 

 

 

1

 

 

 

PARADIS PROVISOIRES

 

 

 

Quand je suis bien quelque part, je dois partir !

- "Il est 18h30, nous fermons !", m'annonce-t-on à la médiathèque.

J'écris dans une église. Mais il est 19h, je dois donc sortir...

 

 

Qu'est-ce qu'un nomade ?

Un fils d'Adam que l'on chasse du paradis terrestre.

Les paradis ferment à l'heure réglementaire.

Et nos semelles se reprennent à errer vers quelques refuges provisoires. 

 

 

 

2

 

 

 

ÉLOGE DE L'ENNUI

 

 

 

"S'ennuyer, moi ? Jamais !"

 

 

 

Aujourd'hui, nous banissons l'ennui, en pestiféré, dans les périphéries maudites de nos vies.

Mais l'ennui est une alerte indispensable.

Grâce à lui, nous comprenons que nous devons changer : de ville, de travail ou de femme.

 

 

Nous comblons notre vide par une multitude d'occupations.

Ne rien faire, c'est risquer l'ennui.

Nous nous bourrons de besognes comme de sucreries, récompenses de nos talents et reconnaissance de notre importance sociale.

 

 

Les parents prévoyants inscrivent leurs minus au conservatoire de musique, dans un club de sport, au catéchisme, à un cours d'arts plastiques, dans une société d'astronomie, à une école religieuse un jour par semaine. Sans oublier les abonnements de cinéma ou de théâtre...

Une variante parentale de culture intensive.

Ni trêve ni pitié pour nos graines de génies !

 

 

Quant au loisir de ne rien faire, sinon rêver, réfléchir sans arrière-pensée utilitaire ?

Pas le temps !

Dans un emploi du temps aussi dense, qui trouverait l'occasion de s'ennuyer ?

 

 

Évidemment, nous courons en tous sens pour orchestrer autant d'activités.

Et la fatigue nous rattrape, avec ses couacs retentissants, dans un concert aussi convenable.

Sensation de trop plein.

Un peu de surmenage ?

Mais c'est un moindre mal.

Le pire serait l'ennui, le satanique ennui...

 

 

La vitesse nous fascine et nous énivre.

Mais où s'est réfugiée la lenteur ?

Voyager à pied, quelle horreur !

Ce serait déchoir que d'arpenter dans la glaise cette croûte terrestre. Comme de ronger une croûte de vieux fromage moisi...

 

 

À la moindre démangeaison, nous sautons d'avion en avion. Fièvre d'ubiquité comme une crise d'urticaire.

Les aéroports regorgent de bipèdes pressés, contraints à attendre des heures avant l'envol.

Dévorés d'impatience et d'impuissance.

Et le divin ennui ressurgit sur un siège d'aérogare...

 

 

 

3

 

 

 

IGNORANCE ESSENTIELLE

 

 

 

Reconnaître son ignorance est une étape de notre évolution.

Que savons-nous en réalité ?

Nous avons une multitude de connaissances pratiques ou théoriques.

 

 

Mais que sais-je des choses les plus importantes ?

Rien ou presque rien.

Que sais-je de l'amour ? de Dieu ? de ce qui échappe à l'espace et au temps ?

Qui suis-je ? Pourquoi dois-je poursuivre cette vie ?

Pourquoi suis-je heureux de me lever chaque matin ?

J'ignore tout cela, et beaucoup d'autres choses essentielles.

 

 

J'aime ce proverbe tzigane :

"Je viens, je ne sais où

Je suis, je ne sais qui

Je meurs, je ne sais quand

Et je m'étonne d'être heureux."

 

 

 

4

 

 

 

PAROLES TZIGANES

 

 

 

1. "La neige, le vent, les étoiles, pour certains ce n'est pas assez..." (Proverbe tzigane)

 

 

C'est l'esprit qui fait valser la neige, se déchaîner le vent et se mouvoir les étoiles.

L'esprit seul importe.

 

 

 

2. "Nous sommes des oiseaux de passage, demain nous serons loin". (Proverbe tzigane)

 

 

Loin de quoi ? Loin de qui ?

Le sédentaire se croit le centre du monde.

Le nomade également !

 

 

Les oiseaux suivent une carte intérieure, un instinct qui les mène à travers les embuscades du monde.

 

 

Nous sommes des émigrés, venus dont ne sait où, allant et venant par les chemins, ailleurs, toujours plus loin.

 

 

 

5

 

 

 

Je comprends fort bien l'esprit tzigane.

Partir, lever le camp à l'aube.

Enjamber l'espace en fils du soleil, sous la pluie, le vent ou la neige.

Exulter de joie comme une planète ivre de cosmos.

 

 

L'expérience nomade est faite de gratuité, de générosité. L'espace se déroule et la vue porte loin dans les plaines, escalade les plateaux et les montagnes. 

L'espace semble inépuisable. Un univers propice à la méditation, après les soirées exubérantes de musique et de chants.

Et l'on respire l'air pur avec délice, entre deux bouffées de tabac acre.

 

 

Autant que d'eau ou de nourriture, j'ai besoin de ciels toujours changeants, d'espace infini comme couvre-chef et de silence.

"N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures."

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

 

17/02/2013: RUE CHONKADZE (TBILISI) (6 PHOTOS)

12/02/2013: OÙ LOGE L'OR DU TEMPS (3 PHOTOS)

24/01/2013: L'ESSENCE DU PRÉSENT (ontologie) (2 PHOTOS)

 

31/10/2012: IGNORANCE (Istanbul, 6.XI.2012).

 

 29/09/2012: SOFIA : SAGESSE (29.09.2012) (1 PHOTO).

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



Publié à 21:21, le 24/03/2013 dans A3. LITTERATURE : liens, Tbilissi
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