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"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


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THÉÂTRE GABRIADZE (TBILISI) (Géorgie, 01.13) (10 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

 

 ThÉÂtRe 

 

 

GAbRIaDZE

 

 

 

(TbiLisi)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

AU HASARD D'UNE RUE

 

 

 

Entre les ponts Baratashvili et de la Paix, non loin de la Koura, les flâneurs ont de grandes chances de découvrir un bâtiment original et humoresque : le théâtre Gabriadze.

Les gens pressés, sérieux et importants ne liront pas ce texte.

Pour les curieux, faisons un bout de lecture ensemble.

 

 

 

 

 

 

 

Ce théâtre composite comprend une tour de guingois, dont les quatre étages font saillie.

 

 

 

 

 

 

 

On pense à quatre ivrognes, tirant dans des directions opposées. Comme leur sens de l'équilibre s'avère aléatoire, l'architecte a posé une échelle contre la tour. Mais sa rouille n'assure aucune garantie de solidité...

 

 

 

 

 

 

L'immeuble est un patchwork de matières et de couleurs. Des matériaux récupèréça et là sont intégréà la façade.

Au second, un castelet entièrement peint évoque le théâtre de marionnettes traditionnel.

 

 

 

 

 

En déséquilibre, il semble prêà vaciller sous les danses de Saint-Guy de poupées espiègles.

 

 

L'horloge du troisième étage est pratique pour éviter d'être en retard au spectacle. 

Le théâtre est un art éphémère, soumis à l'inexorable défilement du temps.

 

 

L'horloge est surmontée d'un carillon, au dernier étage.

 

 

 

 

 

 

À chaque heure, un personnage frappe une cloche de son marteau. Scène théâtrale, à laquelle j'assiste avec Salomé un soir à 20 heures.

 

 

À la base de la tour, des carreaux de céramiques multicolores rivalisent de trouvailles.

 

 

 

 

 

 

Fantaisie et originalité dominent.

On pense au cirque, aux arts de la rue, aux bateleurs grandes gueules rameutant les badauds par leur bagoût ravageur.

Quelques clowns musiciens, experts en couacs et en pitreries me plairaient en ces lieux.

 

 

Le théâtre Gabriadze s'appelle aussi théâtre national de marionnettes de Tbilisi.

Avec Salomé, nous nous renseignons sur le programme. J'achète deux places pour le dimanche soir.

 

 

 

2

 

 

 

 

 

 

SOIRÉE MARIONNETTES

 

 

 

Sous les trombes d'une pluie violente, nous zigzaguons entre les flaques pour éviter les bains de pieds.

Heureusement, la distance est courte depuis le restaurant.

Nous arrivons dix minutes à l'avance au théâtre.

 

 

 

 

 

Dans le foyer de l'entrée, puis dans la salle de spectacle, Salomé reconnaît quelques personnalités des arts, des lettres et de la presse.

Au dernier rang, quatre jeunes de moins de 18 ans passent inaperçus dans un public d'adultes, bon chic bon genre... 

 

 

Peut-être ai-je trop bu de ce petit vin géorgien au restaurant. Car je garde du spectacle une histoire des plus floues, aux détails décousus, faits de bric et de broc.

Les locomotives se croisent dans la nuit. Et les fenêtres illuminées des voitures défilent comme des serpents fluorescents.

 

 

C'est l'histoire de Ramona, une jolie locomotive, qui voit de temps à autre son amoureux. De retour de voyage, celui-ci s'annonce par une voix grave et mâle.

Ramona, artiste de cirque, joue les équilibristes. Une danseuse de ses amies tombe de son fil. Sa carrière est terminée. Elle quitte la scène fort dolente.

 

 

Il y a un méchant, qui parle beaucoup. Des allusions politiques incompréhensibles pour un étranger.

Je ris à plusieurs scènes comiques. 

La poésie ne manque pas non plus.

 

 

Les marionnettistes ne se cachent pas en manipulant leurs fils sur la scène.

Le spectacle est en géorgien. Des sous-titres anglais passent à une vitesse accélérée. Si bien que je ne puis en lire qu'une partie. 

Des phrases en russe s'insèrent de temps en temps. 

Je remarque deux phrases en allemand et une en français. La tour Gabriadze est une Babel de guingois.

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



Publié à 12:44, le 29/01/2013 dans B17. GEORGIE, Tbilissi
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