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"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


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GOREME : ÉGLISES TROGLODYTES RUPESTRES (CAPPADOCE) (12 PHOTOS, 1 CARTE)

 

 

 

 

 

 

GÖREME

 

ÉGLISES TROGLODYTES

 

RUPESTRES

 

 

 

(CAPPADOCE)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

De Konya, un car et deux minibus, via Nevsehir, me transportent à Göreme en moins de cinq heures.

 

 

 

 

 

 

Installation dans une auberge, promenade à Göreme, y déjeuner. Je n'arrive au musée en plein air à 2 km du village qu'à 14h30. C'est tard, car j'aime prendre mon temps dans les sites. Mais je veux utiliser cet après-midi.

 

 

Les cônes volcaniques creusés et aménagés ont fait de Göreme un haut lieu du tourisme. Dans le village, de nombreux lieux d'accueil ont fermé.

Y arriver un 11 décembre, juste avant les premières neiges est un gros avantage.

 

 

 

2

 

 

 

L'entrée du site est de 15 liras.

Dès l'église saint Basile, je suis averti par un surveillant : photographier est interdit. Merde !

Les inconvénients du tourisme de masse sont implacables. Une forte fréquentation retire des droits précieux aux voyageurs. Peu à peu, leurs libertés s'envolent : jouir d'un site sans aménagement, gratuit, photographier à sa guise, y rester le temps voulu, etc.

 

Dans beaucoup d'endroits, les contraintes réglementaires sont telles qu'il devient plus intéressant de consulter livres et iconographies.

Quand des copies auront remplacé tous les originaux sur les sites, les voyages perdront leur raison d'être.

On consultera les reproductions par internet sans la fatigue, les dépenses et autres inconvénients des voyages.

 

 

 

3

 

 

 

 

 

On entre dans l'église à la pomme par un trou dans le tuf. Dans la cour, deux géomètres travaillent et m'interdisent aussitôt la première salle. Rénovation !

Un autre trou tunnel mène à l'église proprement dite. Cette fois, les fresques du XIème siècle sont magnifiques. Je décide de prendre quelques photos si je me trouve seul.

 

Le surveillant s'absente un moment, j'en profite !

 

 

 

 

 

 

 

Malheureusement, plusieurs groupes se succèdent. 

À chaque fois, je m'arrête. Photographier sans flash donne souvent des photos floues.

Surtout quand le stress d'être surpris s'en mêle.

 

 

 

 

Le surveillant revient, me soupçonne de braconnage photographique. Impassible, je ne réagis ni ne réponds. 

Hochant la tête, il annonce que je ne comprends pas l'anglais.

Une vingtaine de Hollandais débarquent. Résigné, je poursuis mon circuit...

 

 

4

 

 

La vallée vaut le coup d'oeil. Les cônes donnent vraiment un paysage spécial. On distingue les salles creusées dans le tuf, comme les appartements d'un immeuble.

Les pigeonniers sont bien visibles sur les façades. 

 

 

 

Continuons à remonter  la petite vallée.

 

 

 

 

Dans l'église sainte Barbe, je retrouve saint Théodore et saint Georges terrassant le dragon. Des croix rouges, qui symbolisent le Christ, ponctuent murs et plafonds.

 

 

Dernières photos dans l'église du serpent.

À la sauvette et sans flash. Se sentir fautif alors que l'on respecte l'intégrité des fresques est désagréable...

Cette fois, saint Théodore et saint Georges terrassent un serpent. D'où le nom de l'église. 

 

 

 

Jusqu'à la fermeture, les surveillants restent à leur poste.

 

 

 

 

Au sommet de la vallée, un monastère est creusé dans la roche avec ses dépendances : réfectoire, églises, cuisines et même un petit cimetière, me semble-t-il...

Escaliers et passerelles permettent d'y accéder.

 

 

 

 

 

5

 

 

 

Pour entrer dans l'église Sombre, un guichetier demande 8 liras supplémentaires.

 

 

 

 

 

 

Les fresques m'enchantent, je les regarde jusqu'à la fermeture. Quelques visiteurs interrompent parfois ma solitude. Mais aucun groupe de plus de quatre personnes.

 

 

Le plan de la nef est particulier.

Il y a deux coupoles, ornée chacune d'un Christ Pantocrator.

Bien conservées, les fresques sont d'une grande qualité.

Je retrouve des scènes de la vie du Christ qui m'occupent depuis le début de ce voyage : déisis, anastasis, transfiguration, baptême dans le Jourdain...

 

 

À 16h45, le surveillant s'éloigne enfin de son radiateur électrique. La sortie du boulot s'annonce... 

Je fais la grimace, mais il insiste pour me mettre dehors.

Après cette journée d'ennui, je compatis.

 

 

Je sors pour demander de revenir le lendemain matin avec mon ticket. Pas question ! Je devrai payer les deux entrées.

Pour le principe, je râle. Alors l'auguste guichetier sort de sa guérite et pointe un doigt vers la pancarte d'entrée.

Le temps de visite autorisé est de cinq minutes !

 

 

Avec ces sujets de méditation en tête, je descends la vallée. L'église aux sandales et le couvent sont fermés...

À l'entrée principale, même réponse : si je reviens demain, je devrais de nouveau payer les deux tickets. 

Cette visite se termine médiocrement.

 

 

 

6

 

 

 

Reprenant la route de Göreme, je me demande si l'église à la boucle est encore ouverte. Elle est située en dehors du site sur la droite. On peut la voir avec le billet du musée.

 

 

Surprise ! Deux surveillants stationnent près de la porte. L'un me propose d'entrer quand il voit mon billet.

Ravi, j'entre en pestant contre mon pessimisme. L'humanité n'est pas si pervertie... Hauts les coeurs !

Le surveillant précise qu'il est interdit de photographier. Il me remet une carte de son frère restaurateur, qui organise des tours de Cappadoce... 

 

 

Quand je parcours la vaste église, je pressens de nouvelles frustrations.

Que de fresques ! Ne pas pouvoir photographier est un crêve-coeur. Et quel temps va-t-on m'accorder ?

Aucun. Car le surveillant me demande de sortir !

J'ai bouclé l'église à la boucle en deux minutes.

 

 

En descendant au crépuscule la route vers Göreme, je me dis que le pessimisme a du bon.

J'ai surestimé la bonté d'âme du surveillant. La publicité pour son frère lui coûte moins de deux minutes.

 

 

 

 

LIENS avec ce texte :

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



Publié à 09:45, le 14/12/2012 dans B15. TURQUIE, Parc national de Göreme et sites rupestres de Capp
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