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"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


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ISTANBUL SUR JOURDAIN 2 (nouvelle)

 

 

ISTANBUL

 

SUR

 

JOURDAIN

 

 

 

(Suite)

 

 

 

 

DÉBUT du TEXTE sur :

 

22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN (nouvelle) (nov. 2012).


 

 

 

8

 

 

 

Ruben annonce ma venue depuis la cour :

- "Le guérisseur est avec moi !"

Un homme vient à ma rencontre :

"Entrez, vous êtes le bienvenu !"

 

 

Une femme gémit et se tourne dans un lit qui occupe presque toute la pièce. Je prie comme rarement pour avoir la force de faire quelque chose d'utile pour cette femme.

Depuis la fenêtre, Ruben annonce calmement :

- "Tu vas guérir, maman. Je l'ai vu dans mon rêve !"

 

 

La malade étire ses lèvres pour sourire, mais elle échoue et ferme les yeux.

Je lui prends le pouls, que j'ai du mal à sentir. Alors un phénomène incompréhensible m'arrive. Je fais tous les gestes d'un médecin expérimenté. J'ausculte la femme. Je comprends peu à peu sa maladie. Un autre moi lui parle, la rassure, commande à l'homme de l'eau chaude, du linge comme compresses.

Qui donc guide ainsi mes mains, mon cerveau et ma voix ?

 

 

Je prescris une potion, réclame la fabrication d'un baume.

Le mari me propose de loger chez eux pendant la période de soins de sa femme. J'accepte et Ruben hurle de joie :

- "Plus tard, je serai médecin ! Je guérirai tout le monde !"

Epuisé, je constate avec ahurissement que la nuit est tombée. J'ai besoin de dormir. Quand Ruben me souhaite "Bonne nuit", je barbouille une réponse avant de sombrer dans un sommeil immédiat.

 

 

Cette nuit, je suis la proie de rêves, qui m'assaillent avec une force inhabituelle.

Le chat noir rode longtemps autour de mon lit. Il bondit sur mon oreiller, miaule, puis disparaît. Jean-Baptiste me rudoie verbalement. Son bâton tournoie, se rapproche, je crains qu'il ne m'assomme. Jean me plonge la tête dans le Jourdain et je dérive dans un courant tourbillonnaire. Mais Barnabé me saisit, me sauve de la noyade. Autour d'un feu, nous buvons sur la rive en chantant des chansons à boire.

 

 

 

9

 

 

 

Un coq me réveille à l'aube.

Étonné, je bondis du lit. Où suis-je ?

Et soudain, mon aventure me saute au visage. Jean-Baptiste, le gamin, sa mère malade...

Je me sens en pleine forme. Tous ces cauchemars semblent m'avoir ressourcé.

 

 

Je sors de la pièce et me retrouve dehors. Je m'assieds sur un tabouret près de la porte. Un homme tire un mulet vers son champs, où il se penche pour gratter la terre. J'entends quelqu'un chanter dans une maison voisine.

Une promenade s'impose !

 

 

Je franchis le portail et retrouve facilement la place du marché, encore très calme. Que doit penser Barnabé de ma disparition ? Je n'ai pas eu le moindre répit pour songer à le prévenir. Il doit cuver une cuite décrétée hier soir, quand je lui ai fait le déshonneur de ne pas rentrer chez lui.

 

 

Je quitte la place pour aller réfléchir hors du village, au sommet d'une butte. Que voudrais-je maintenant ?

Bien sûr, guérir la mère de Ruben. Au pire, je passerai pour un médecin efficace. Mais j'aimerai surtout rencontrer Jésus pour l'interroger. Personne ne semble encore le connaître.

Ma profonde rêverie se dissipe sous l'effet  de miaulements répétés.

 

 

Un chat noir, planté sur ses deux pattes, vient d'attirer mon attention. Très heureux de le revoir, je reconnais immédiatement ses yeux bleu et vert.

- "Alors, après l'église, que mijotes-tu ? Une rencontre avec Jésus ?"

Le chat penche la tête et me fait un clin d'oeil. Cela recommence ! Il miaule fortement et s'en va de l'autre côté de la butte. Où va-t-il me conduire cette fois ?

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



Publié à 06:54, le 22/11/2012 dans A3. LITTERATURE : liens, Istanbul
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