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"JE N'ENSEIGNE PAS, JE RACONTE" (MONTAIGNE). VAGABONDER vers le SOLEIL LEVANT sur la CROUTE du MONDE : PARIS, PRAGUE, BUDAPEST, SOFIA et RILA, ISTANBUL, APHRODISIAS, PAMUKKALE, KONYA, la CAPPADOCE (GOREME, PASABAG, ZELVE, CAVUSIN, NEVSEHIR, KAYMAKLI), l'ARMÉNIE et la GÉORGIE (UN PEU PARTOUT !)


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NOURATOUS (poème) (septembre 2014)

 

 

NOURATOUS

 

(poème)

 

 

 

 

Qu'est-ce qu'une vie ?

 

Une énigme

 

pour le défunt

 

et pour son entourage

 

 

 

Une vie dessine sa destinée

 

comme l'aveugle palpe

 

de ses doigts la matière

 

 

 

Chaque vie signe dans le temps

 

un point d'interrogation

 

de poussière

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 10:46, le 4/10/2014, Arménie
Mots clefs :

CHRONOS SCOPIE (GRÈCE) (avril 2014).

 

 

CHRONOS SCOPIE

 

 

(GRÈCE)

 

 

 

 

1

 

 

Aujourd'hui, ICARE est pilote d'hélicoptère.

 

 

De Troie à Ithaque, ULYSSE

 

ne met plus dix ans mais dix heures,

 

en butinant par le chemin des écoliers.

 

 

Les cartes postales remplacent les mythes.

 

 

ARISTOTE enseigne

 

l'histoire et la géographie

 

avec des films, qui survolent

 

Delphes, Mycènes ou Épidaure.

 

 

Nous sautons d'îles en ports,

 

remontons des défilés jusqu'aux neiges éternelles.

 

 

 

2

 

 

Au chant parfumé des cigales,

 

LÉONIDAS se réveille sous une pinède de Delphes.

 

 

Aux Météores, il s'endort

 

face à un monastère,

 

en regardant s'allumer les lumières

 

dans les galeries, aux fenêtres.

 

 

Par un versant abrupt, LÉONIDAS 

 

monte à l'assaut de l'acropole d'Athènes.

 

Au sommet, il enjambe le parapet

 

visite les temples en ruines.

 

Il oublie de payer le billet d'entrée.

 

 

 

3

 

 

En été dans les Cyclades,

 

l'hospitalité - trop peu rentable - est

 

reléguée au rang de curiosité folklorique.

 

 

ALEXANDRE, restaurateur

 

expert en taylorisme,

 

nourrit à la chaîne des milliers de touristes.

 

 

Vu du ciel, le bleu profond ou cristallin

 

de la mer Égée enthousiasme,

 

mais manque de goût et de sel.

 

 

 

 

Lionel SIGNAC.

 



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Publié à 15:40, le 6/04/2014 dans A3. LITTERATURE : liens, Tbilissi
Mots clefs :

LITTÉRATURE : voir les LIENS :

 

LITTÉRATURE : voir les LIENS :

 

 


31/01/2014: SEPT CERCLES DE L'AMOUR (1) (Tbilissi, Géorgie, janvier 2014)
30/01/2014: SEPT CERCLES DE L'AMOUR (2) (Tbilissi, Géorgie, janvier 2014)


21/01/2014: CETTE LUMIÈRE DE SOLITUDE (Tbilissi, Géorgie, janvier 2014)


17/01/2014: DE LA NEIGE VAGABONDE (Tbilissi, Géorgie, janvier 2014) (2 PHOTOS).


1/01/2014: JOIE POUR UN JOUR D'EXERCICE SUR LA TERRE (Géorgie, 1.01.2014)

 

29/11/2013: SIGNAC EST NÉ (Tbilissi, Géorgie) (29.11.2013)

4/11/2013: CRÉTIN DU CAUCASE (Tbilissi, Géorgie, 4.11.2013) (1 PHOTO)

 

21/10/2013: MÉMOIRE (Tbilisi) (Géorgie, 21.10.2013) (1 PHOTO)

11/10/2013: CIMETIÈRES (UBISA) (Géorgie, 11.10.2013) (6 PHOTOS)

 

19/09/2013: TOURNESOLS DE SHKMERI (Géorgie, septembre 2013) (2 PHOTOS)

 

24/04/2013: VOLTIGE À MTSKHETA (Géorgie, avril 2013) (8 PHOTOS)

 

18/04/2013: VISAGES EN LIBERTÉ (essai) (Géorgie, Tbilisi, avril 2013)

 

2/04/2013: CONFIANCE (Tbilisi, mars 2013).

 

24/03/2013: IMPROVISATIONS NOMADES (Tbilisi, mars 2013).

19/03/2013: BAS LES MASQUES ! (critique) (Tbilisi) (2 PHOTOS)

13/03/2013: AUTOBIOGRAPHIE MASQUÉE (Tbilisi, 13.03.2013) (1 PHOTO)

 

11/03/2013: LE PHOTOGRAPHE

 

17/02/2013: RUE CHONKADZE (TBILISI) (6 PHOTOS)

 

12/02/2013: OÙ LOGE L'OR DU TEMPS (3 PHOTOS)

5/02/2013: ESPRIT D'ESCALIER (Conte)

1/02/2013: DANSES DANS LA VILLE (Tbilisi) (11 PHOTOS)

 

29/01/2013: THÉATRE GABRIADZE (TBILISI) (10 PHOTOS)

 

24/01/2013: L'ESSENCE DU PRÉSENT (ontologie) (2 PHOTOS)

 

29/12/2012: LE PONT DE LA PAIX (TBILISI) (5 PHOTOS)

 

7/12/2012: APHORISMES de RUMI (Konya).

 

22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN (nouvelle) (nov. 2012).

 

22/11/2012: ISTANBUL SUR JOURDAIN 2 (nouvelle)

 

31/10/2012: IGNORANCE (Istanbul, 6.XI.2012).

 

22/10/2012: AU PAYS DES AVEUGLES (KADIKOY) (1 PHOTO).

 

18/10/2012: DE LA DANSE (Aphorismes) (23.10.2012).

 

11/10/2012: CHATS D'ISTANBUL (3 PHOTOS).

 

5/10/2012: RACONTER C'EST SE RIRE DE LA MORT (Istanbul)

 

 29/09/2012: SOFIA : SAGESSE (29.09.2012) (1 PHOTO).

 



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Publié à 10:48, le 1/02/2014 dans A3. LITTERATURE : liens,
Mots clefs :

SEPT CERCLES DE L'AMOUR (1) (Tbilissi, Géorgie, janvier 2014)

 

 

SEPT CERCLES DE L'AMOUR

 

 

 

1

 

SURVIVRE

 

 

Survivre est notre préoccupation première.

L'instinct de survie nous pousse à satisfaire les besoins primaires : boire, manger, se loger, se vêtir, se déplacer, gagner de l'argent pour régler nos dépenses...

 

 

Quand notre sécurité matérielle est assurée, nous voulons nous reproduire.

Mâles et femelles se cherchent et se trouvent.

Et les enfants poussent comme des champignons après la pluie.

 

 

À ce stade,  les humains suivent leurs instincts, ne cherchent guère au-delà.

Mais l'amour les travaille, modèle la pâte primitive.

 

 

2

 

ÉGOÏSME

 

 

Le vieux fond d'égoïsme est difficile à déraciner.

Tant de gens agissent selon le précepte : "moi d'abord, que les autres se démerdent".

- "Si je ne pense pas à me faire plaisir, qui le fera ?", m'avoua une enseignante, avec une parfaite candeur.

 

 

La sagesse classique enseigne la maîtrise des sentiments par la raison, un comportement adulte et responsable, un idéal de vie sociale équilibrée

 

 

En réaction, une veine romantique exalte les sentiments, prône une révolte adolescente anti-sociale, encense l'égo au nom du génie incompris.

Cela attise un égoïsme forcené... 

 

 

Afficher son égoïsme amuse les goujats.

Sont-ils restés au stade adolescent d'affirmation agressive de soi et de rejet décomplexé d'autrui ?

Autrui ne compte pas, n'est qu'un faire-valoir.

 

 

Jouissance à se moquer, à provoquer pour choquer bourgeois, vieux et autres gens méprisables. 

Le goujat se délecte à violer les règles de savoir vivre. Il s'estime supérieur aux personnes esclaves de la politesse et des codes sociaux.

 

 

- "Pourquoi aimer ce bébé ? proteste le goujat. Il braille sans cesse, quelle calamité !

Quand il aura grandi, appris à parler, on verra.

Que la mère s'en occupe, j'ai d'autres chats à fouetter !"

 

 

 

3

 

AMOUR PROPRE

 

 

Un ami déçoit-il des attentes non formulées ?

Nous lui en voulons pour cette méconnaissance. Un ami devrait deviner et satisfaire nos moindres désirs !

Dans le cas contraire, nous le soupçonnons de nous manquer de respect, d'ignorer ou de sous-estimer notre valeur réelle.

Triste sire, l'amour propre broie volontiers du noir. 

 

 

 

Des millions de démocrates se rêvent monarque, honoré par une pléiade de sujets respectueux. 

Planètes gravitant autour de l'égo solaire.

L'étiquette est-elle violée ?

La susceptibilité s'enflamme.

- "Qu'on lui coupe la tête !", ordonneà la moindre contrariété, la Reine de Cœur du pays des Merveilles...

 

 

L'amour propre nous berne sur nous-même. Ce maître illusionniste intoxique, nous manipule entre orgueil et vanité.

Compliments, louanges, flatteries, nous gobons tout, comme des carpes promises à la friture !

 

 

Dressé sur ses ergots, l'homme coq s'égosille, persuadé que le soleil ne se lève qu'à son chant.

D'où l'orgueil et les mouvements de crêtes...

Cette Diva du poulailler parade ensuite parmi les poules énamourées.

Vanité de mâle, outrageusement flatté par la volaille

 

 

Portrait de contemporain (en système capitaliste avancé) :

- Susceptible, il ne supporte aucune critique. Se croit-il parfait ? Il flaire la moindre réticence, débusque l'ambiguïté d'un silence. Il exige des signes d'assentiment, une pleine approbation de ses propos ou actions.

 

 

- L'amour propre le tient sur une continuelle défensive. Irritable, il exige le respect, des égards pour sa personne. Les compliments le rassurent, flattent sa vanitéÀ l'occasion, il se couvre lui-même de fleurs... 

 

 

4

 

PENSER AUX AUTRES

 

 

Une importante minorité atteint à : "je pense aussi aux autres".

C'est l'oeuvre de l'amour. Celui qui aime apprend à s'oublier, à surmonter son égoïsme.

Penser aux autres, c'est se mettre à leur place, comprendre leurs besoins, leurs envies et leurs faiblesses.

L'amour veut le bien de l'être aimé.

 

 

Il bouleverse, fait sauter le carcan de l'égoïsme.

L'amour remet en question la vie individuelle, lui insuffle une énergie océanique.

Cette vie s'élargit, double ou triple de dimension.

Et l'univers palpite de significations nouvelles.

 

 

Goûter au fruit de l'arbre de vie fait percevoir le monde avec une âme plus vaste, renouvelée.

Deux êtres foudroyés, auréolés d'amour, deviennent philosophes : leurs yeux s'ouvrent, de surprises en surprises, aux mystères de la vie et de l'univers.

 

 

 

À SUIVRE...

 

 

 

Lionel SIGNAC.

 



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Publié à 10:42, le 31/01/2014 dans A3. LITTERATURE : liens, Tbilissi
Mots clefs :

SEPT CERCLES DE L'AMOUR (2) (Tbilissi, Géorgie, janvier 2014)

 

 

SEPT CERCLES DE L'AMOUR (2)

 

 

 

 

5

 

AIMER AUTRUI COMME SOI-MÊME

 

 

"Aimer les autres comme soi-même" est incompréhensible pour la plupart des bipèdes.

En général, l'amour humain discrimine.

J'aime parfois mon fils ou ma fille comme moi-même.

Ou bien mon épouse ou mon mari.

 

 

Comment étendre cet amour à tous ?

Il faut lâcher prise, ne plus favoriser sa famille ou ses amis.

Cesser toute discrimination entre humains.

Et aimer le premier venu en frère jumeau, comme membre indispensable de l'humanité, fraternelle et solidaire.

 


 

L'amour, seul lien réel entre les êtres, mérite une pleine confiance.

Que l'amour inspire notre conduite, comme si notre réceptacle humain avait brisé sa coque de noix.

Oubliant tout intérêt personnel, agir dans l'optique universelle de l'amour.

 

 

C'est difficile, sans doute impossible.

Le corps a des besoins, nous ne sommes pas de purs esprits. Nos faiblesses souvent nous rattrapent.

Blaise Pascal : "L'homme n'est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête".

 

 

6

 

AIMER SES ENNEMIS

 

 

Aimer ses amis est facile.

"Vous devez aimer même vos ennemis !" disait Jésus de Nazareth à des auditoires perplexes.

Aimer un ennemi, qui nous déteste, rêve de notre mort ?

 

 

C'est reconnaître que la haine est une erreur, dont nous devons refuser de jouer le jeu.

Haïr un ennemi est un réflexe.

Une compréhension supérieure annule ce réflexe de défense

 

 

Aimer un ennemi, c'est dépasser la haine, démontrer son impuissance et la vaincre.

En brisant le cercle vicieux de la haine, j'édifie le cercle vertueux de l'amour.

Un ennemi devient notre égal, partenaire dans le jeu de la vie.

 

 

Sommes-nous capables de laisser l'amour agir sans discrimination ?

Comme le soleil éclaire nos amis et nos ennemis ?

Acceptons que l'amour inspire notre conduite, sans intervenir avec notre subjectivité, nos passions dérisoires.

 

 

Mais pouvons-nous nous priver d'ennemis, ces tuteurs de nos infirmités de cœur ?

Renoncer à la haine, à ses ennemis est peut-être le plus dur. Nous comprenons, effondrés, que nos vies se bâtissent sur des sables mouvants.

 

 

7

 

HAINE DE SOI

 

Blaise Pascal :

"Il faut n'aimer que Dieu et ne haïr que soi".

"La vraie et unique vertu est de se haïr".

 

 

Au premier abord, ces pensées semblent anti-chrétiennes.

Elles contredisent le précepte : "Aimer son prochain comme soi-même".

 

 

En réfléchissant, on comprend que Pascal vise l'amour propre et l'égo.

Se haïr, c'est combattre l'amour propre, au voile malpropre qui travestit (rabougrit) le réel à la mesure de notre égoïsme.

Se haïr, c'est éradiquer l'égo, obstacle à la vision et la compréhension de Dieu.

 

 

Quand l'être humain chasse l'égo et l'amour propre, il crée le vide en soi, laisse la grâce l'envahir, combler la place.

La haine de soi devient vertu, capacité à laisser l'amour emplir notre être, à devenir Dieu.

 

 

Peut-être sommes-nous capables, à de rares moments priviligiés, de considérer l'univers et de penser d'un point de vue divin.

Et d'agir comme si l'espace et le temps cessaient de nous broyer, depuis le péché originel, en leurs mâchoires impersonnelles.

 

 

Lionel SIGNAC.

 



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Publié à 10:50, le 30/01/2014 dans A3. LITTERATURE : liens, Tbilissi
Mots clefs :

CETTE LUMIÈRE DE SOLITUDE (Tbilissi, Géorgie, janvier 2014)

 

 

 

CETTE LUMIÈRE DE SOLITUDE

 

 

 

"L'homme qui n'aime que soi

ne hait rien tant que d'être seul".

(Blaise Pascal).

 

 

 

1

 

UN MONDE SURPEUPLÉ

 

 

Ce monde regorge de monde.

Au Paléolitique supérieur, quelques millions d'homo sapiens arpentaient la planète au sein d'une faune sauvage.

Avec la sensation d'un espace infini, d'être un élément indispensable à la Terre et au Cosmos.

Les dieux étaient à portée de mains : dans un arbre, dans la lumière de miel au matin, dans une tempête cisaillée de foudres.

 

 

Aujourd'hui, des milliards de bipèdes encombrent la planète.

Que pèse un individu dans de telles statistiques ?

On se groupe donc pour agir : dans un club d'échecs ou du troisième âge, dans une équipe de foot, dans une association de défense de consommateurs, une église, un parti politique...

 

 

Mais la quantité compense difficilement la qualité.

Dix prix Nobel en cénacle vallent mieux que mille anonymes agglomérés sur un réseau social électronique.

Tel expert en psychologie des foules devient leader de sa communauté nationale.

Dans la solitude, un artiste puise une vision personnelle, qui touchera très lentement la masse.

 

 

Décidément, cette planète est surpeuplée.

Emigrer vers d'autres galaxies devient urgent.

 

 

2

 

FUIR SA SOLITUDE

 

 

Comment vivez-vous la solitude ?

En avez vous peur ?

Bien des gens détestent se retrouver face à soi-même. Ils ne s'épanouissent qu'en compagnie.

Animaux sociaux, nous avons besoin de contacts fréquents, de discussions, de rires, de confrontations physiques et de bagarres, de bruits, de musique et de jeux.

 

 

L'homme s'oublie dans le travail et les divertissements.

Avec une imagination inépuisable, il invente jour et nuit, dans la veille et le sommeil, les activités les plus improbables pour échapper à la solitude.

 

 

Après la fête, la solitude nous retrouve yeux ouverts, confrontés à des questions insolubles, insupportables.

Qui suis-je ?

Pourquoi cette impression de vide, d'insatisfaction ?

Ne dois-je pas changer intégralement de vie ?

 

 

L'ennui et l'angoisse sont des étapes de la connaissance de soi et du monde.

Potions désagréables que beaucoup fuient obstinément.

Mais indispensables à qui veut s'élever et grandir.

Dans l'ennui, des ailes nous poussent, quelle motivation pour l'envol !

Alors, la solitude serait-elle une bénédiction ?

 

 

3

 

FAIRE LE POINT SUR NOS VIES

 

 

Écouter sa voix intérieure nécessite le silence et l'abandon des pensées parasitaires.

Une retraite dans des lieux naturels, épargnés par la folie urbaine, est utile.

Quand l'histoire écrase les hommes, des monastères poussent en forêt, à la montagne ou dans le désert.

 

 

Nous avons besoin de silence, de solitude et de méditation, pour faire le point sur nos vies.

Dans l'attention, nous concentrons notre esprit.

Suis-je sur le bon chemin ? dans la bonne direction ?

Ne suis-je pas fourvoyé dans une impasse depuis des mois, des années, enlisé dans les multiples ornières de l'habitude ?

 

D'ailleurs, y-a-t-il un chemin ?

Chaque jour n'est-il pas une invention originale, le développement de l'être en sa mystérieuse expansion ?

Et tous ces jours mis bout à bout forment une vie, qui apparaitra peut-être comme un chemin.

Mais ma vie actuelle est-elle pleine, gorgée de tous les sucs féconds de l'espérance ?

 

 

Pensées universelles, créations décisives ou projets révolutionnaires sont des fruits de la solitude.

 

 

4

 

LUMIÈRE DE SOLITUDE

 

 

Dans le silence de solitude, l'amour mûrit, développe ses racines, qui irriguent notre être.

Notre conscience nous parle à voix chaude et claire.

Nous comprenons nos défauts, nos erreurs, nous nous engageons à mieux faire.

Nous considérons notre vie avec une distance appropriée, détachés de notre corps, l'âme retrempée de jouvence.

 

 

Dans la lumière de solitude, nous écoutons le battement d'ailes de notre ange-gardien.

Nous livrons une guerre sainte à l'orgueil, l'envie, la peur, nous combattons la paresse, l'égoïsme, la luxure.

Soyons sans pitié pour nos faiblesses.

Soyons sans mercy pour nous-mêmes.

 

 

Notre égo, peu à peu, cède la place.

Nous arrachons le chiendent, nous nettoyons la place, nous libérons les terres conquises.

Nous progressons dans l'étude divine, que rien n'élude.

L'espérance, la foi, la charité nous visitent, partagent en nous la lumière, infusent à l'être une énergie céleste. 

 

 

Lionel SIGNAC.

 



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Publié à 09:41, le 21/01/2014 dans A3. LITTERATURE : liens, Tbilissi
Mots clefs :

DE LA NEIGE VAGABONDE (Tbilissi, Géorgie, janvier 2014) (2 PHOTOS).

 

 

 

 

 

DE LA NEIGE VAGABONDE

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

Les vies les plus réussies ne laissent aucune trace.

Elles se coulent dans la nature, accueillent l'univers et la vie comme l'évidence, vivent au présent sans souci du passé et de l'avenir.

 

 

Nos vies sont des flocons de neige, ballottés dans la bourrasque ou ivres d'apesanteur.

Si légères, notes fragiles dans la durée millénaire.

 

 

Nos vies nous échappent sans cesse : dans le sommeil, les rêves ou les rêveries, dans l'ignorance de ce qui nous inspire et nous pousse à agir.

 

 

2

 

 

Il neige sur Tbilissi.

Froid de loup et silence de cristal.

Je marche en forêt dans une blancheur à peine froissée par l'envolée d'un oiseau.

 

 

Les pas crissent horriblement dans la poudreuse.

Aller incognito entre les arbres aux troncs tourmentés comme des membres de lanceurs de disques ?

 

 

Difficile, à moins de jouer au funambule, allant sur un filin tendu entre deux arbres.

 

 

3

 

 

Je voudrais ne laisser aucune trace de mon passage.

Malgré la neige, enrobant le sol, qui imprime chaque foulée à la face du ciel, avant de fondre.

 

 

Rêve grave et profond d'aller sans corps, comme un flocon inaltéré d'espace, explorant la moindre planète, la galaxie la plus improbable du cosmos.

 

 

 

4

 

 

La page la plus belle reste blanche.

Champ de neige immaculée.

Le vent de l'esprit souffle, tourne les pages, l'histoire s'affole entre colère et folie.

 

 

Les lettres de l'alphabet combattent en rase campagne, tombent, se relèvent et agonisent dans des marges oubliées.

La page blanche est leur tombeau.

 

 

Lionel SIGNAC.

 



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Publié à 09:38, le 17/01/2014 dans A3. LITTERATURE : liens, Tbilissi
Mots clefs :

JOIE POUR UN JOUR D'EXERCICE SUR LA TERRE (Géorgie, 1.01.2014)

 

 

JOIE POUR UN JOUR D'EXERCICE

 

 

SUR LA TERRE

 

 

 

 

"Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour Frère Soleil qui fait le jour".

(François d'Assise).

 

 

 

1

 

 

La grâce nous habite ou nous déserte.

Si la grâce nous hisse sur nos cimes, tout ce qui arrive est nécessaire.

Le bien et le mal, la vie et la mort, les catastrophes naturelles et les journées paradisiaques.

 

 

Qui sommes-nous pour faire le tri entre le grain et la paille ?

Avons nous le recul, la sagesse pour en juger ?

 

 

La grâce nous donne l'élan de traverser l'enfer les yeux ouverts, le cœur ouvert à la joie.

 

 

2

 

 

Notre cœur a pour centre l'univers en sa création perpétuelle, et nous participons à son chant dans l'inconscience la plus parfaite.

 

 

Dans cette chorale, chacun donne le meilleur : les oiseaux ivres dès l'aube, les fauves enroués de colère, les coraux sculptés par les flots, les éléphants en marche trompes en l'air, les forêts inspirées par le vent, les hommes aux pieds légers et à la tête folle.

 

 

3

 

 

La mort achève une étape de notre évolution naturelle.

Pourquoi se torturer l'esprit pour des questions inévitables ?

 

 

Ne jouir obstinément que d'une étape, cachant et reniant la mort, sont les signes d'un esprit cloisonné, à la vision myope.

 

 

Je me fonds dans l'harmonie universelle, y compris dans sa forme cahotique de l'accouchement du temps, comme bouchon malmené par l'ouragan au gré des vagues.

 

 

4

 

 

Nous avons déménagé de notre âme provisoire.

La grâce donne le diapason céleste, oriente l'être à prendre place dans le cantique universel des créatures.

Ceux qui ont l'oreille absolue rayonnent.

 

 

Quand un être respire la sérénité, sa pauvreté même ne peut voiler l'élégance de son âme.

 

 

Nous avons fait de la place, la plus grande possible, pour vivre sur un tempo divin, la joie d'un jour d'exercice sur la terre. 

 

 

Lionel SIGNAC.

 



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Publié à 09:09, le 1/01/2014 dans A3. LITTERATURE : liens, Tbilissi
Mots clefs :

SIGNAC EST NÉ (Tbilissi, Géorgie) (29.11.2013)

 

 

 

SIGNAC EST NÉ

 

 

 

 

 

Lionel SIGNAC est né.

 

Aucune cérémonie de baptême n'est prévue.

 

 

SIGNAC va rassembler certains textes littéraires dispersés dans les blogs de Lionel Bonhouvrier ces dernières années.

Une oeuvre de longue haleine.

 

 

Voici les premiers textes concernés :

 

                    1. Visages en liberté.

                    2. Autobiographie masquée.

                    3. Bas les masques !

                    4. Le photographe.

                    5. Raconter, c'est se rire de la mort.

                    6. Confiance.

                    7. Improvisations nomades.

 

 

Une traduction en géorgien est en cours.

 

ÉDITEURS :

 

êtes-vous intéressés par une publication en français ou en géorgien ?

Contactez-moi par facebook ou par e-mail.

 

 

 

Lionel SIGNAC.

 



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Publié à 09:04, le 29/11/2013 dans A3. LITTERATURE : liens, Tbilissi
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THIBAULT CAUVIN, GUITARISTE NOMADE (1) (nov. 2013) (3 PHOTOS)

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/42/Thibault_Cauvin.jpg/512px-Thibault_Cauvin.jpg?uselang=fr

 

 

Thibault Cauvin (2013, par SamC75, wikimedia commons).

 

 

 

 

 

THIBAULT CAUVIN

 

 

GUITARISTE NOMADE (1)

 

 

 

 

 

 

 

Thibault Cauvin en 2007.

 

 

 

 

"On demandait à Socrate d'où il était.

Il ne répondit pas : d'Athènes, mais : du monde".

(Michel de Montaigne).

 

 

 

 

1

 

 

CONCERT DE TBILISSI (13.11.2013)

 

 

 

Grande salle du Conservatoire national de Tbilissi.

Un jeune guitariste français, Thibault Cauvin, donne un concert d'une qualité musicale et inventive hors norme.

Avec son pantalon rayé, ses chaussures rouges, il se donne des airs d'Argentin des faubourgs de Buenos-Aires.

 

 

Mais son sourire, son sens de l'humour et son accent français, quand il s'exprime en anglais, effacent cette première impression.

Il présente chaque morceau.

Quand il s'apprête à jouer, il élève sa guitare comme le Saint-Sacrement.

 

 

Le programme est le suivant :

 

1. Trois sonates de Domenico Scarlatti (K1, K32, K149):

Transcrites pour la guitare par le concertiste parmi les 555 sonates pour clavecin de Scarlatti.

À deux ou trois reprises, je sens que la guitare manque de coffre pour rendre toutes les subtilités de cette musique baroque.

Mais l'interprétation est excellente.

 

 

2. Un morceau de Philippe Cauvin, père de Thibault, qui s'intitule "GuitarCity".

Présenté par le guitariste comme "une composition complètement folle".

Pour un musicien classique, ce météorite tombe de la planète Mars ! Une musique expérimentale réjouissante.

 

 

Amalgame étrange et déjanté de toutes les possibilités musicales des cordes, alternant avec des phases de percussion.

Cauvin aligne les notes désaccordées, frappe le manche comme la caisse, s'amuse avec virtuosité, de la paume comme des doigts, à tambouriner sur le fond, l'éclisse ou la table d'harmonie...

 

 

3. Deux standards de jazz internationaux :

- Jazz new-yorkais : "Take the A Train", de Billy Stayhorn et Duke Ellington.

- musique brésilienne : "Felicidade", de Roland Dyens.

 

 

4. Trois morceaux inspirés par les voyages du guitariste, en tournée dans le monde, portant le nom d'une ville :

 

- "Kyoto" : "A young Sprout" de Minoru Miki.

J'y suis peu sensible.

 

"Calcutta" "Raga du soir", de Sébastien Vachez.

 

J'aime ce morceau dont la guitare évoque le sitar, avec ses modulations extensibles, son ampleur sonore.

 

"Istanbul" : "Koyunbaba", composé par l'Italien Carlo Domeniconi. Des trois, c'est mon morceau préféré, varié et assez long, très inventif.

On songe moins à la Turquie qu'à l'Andalousie !

 

 

Enthousiasmé par le concert, je quitte le conservatoire l'esprit en ébullition.

Décidé à mieux connaître ce phénomène.

 

 

 

Concert de Tbilissi (©Thibault Cauvin) (13.11.2013)

 

 

2

 

 

RENCONTRE AVEC LE GUITARISTE

 

 

 

Au lendemain du concert, rencontre avec Thibault Cauvin à l'Institut français de Tbilissi.

 

Les étudiantes en français de l'Institut remplissent la petite salle. Une poignée d'adultes apportent le ferment et le sel.

Un professeur de musique monopolise d'abord la parole.

Midinettes et intellos parviennent ensuite à s'exprimer.

 

 

Je suis frappé par la simplicité du musicien.

Il répond à chacun avec sincérité, même aux interrogations farfelues des jeunes filles en fleur.

En voulez-vous un échantillon ?

 

 

- "Quel âge avez-vous ?"

- "Avez-vous une fiancée ?"

- "Comment s'appelle votre fiancée ?"

- "Quel est votre numéro de téléphone ?", entre autres perles.

 

 

Sa patience me plaît, et sa bonne volonté, l'amabilité souriante avec laquelle il répond aux deux Miss.

 

 

 

3

 

 

APPRENTISSAGE EXPRESS

 

 

 

Depuis sa naissance (1984), Thibault Cauvin s'imprègne de toutes les musiques dans sa famille de musiciens bordelais.

À cinq ans, il commence à apprendre la guitare sous la direction de son père.

Dès lors, il ne lâche plus sa guitare, ou plutôt, ses guitares successives ne le lâcheront plus.

 

 

Il fait de solides et brillantes études au Conservatoire national de Bordeaux (médaille d'or).

Au Conservatoire national supérieur de Paris, il suit la classe d"olivier Chassaing. Il en sort diplômé avec les honneurs.

Parallèlement, Thibault est l'élève des plus grands professeurs, comme Alvaro Pierri, Judicaël Perroy,...

 

 

Son père Philippe Cauvin joue un rôle essentiel, comme professeur pendant de longues années.

C'est un musicien et compositeur, à l'aise dans les musiques populaires, le jazz et le rock, autant que dans une musique plus expérimentale.

 

Le frère de Thibault, Jordan, est guitariste de jazz.

 

 

Thibault bénéficie ainsi de deux univers : celui de la musique classique des conservatoires et celui des musiques jouées dans sa famille.

 

 

 

4

 

 

RAZZIA SUR LES CONCOURS

 

 

 

De 2000 à 2005, il participe à de nombreux concours internationaux.

Il en gagne treize, avant l'âge de 20 ans, palmarès encore inégalé pour un guitariste.

 

 

 

- Young Guitarist of the Year, Bath, Angleterre 2002.

- Fontainebleau, France 2003.

- Simone Salmoso, Viareggio, Italie 2003.

- Stotsenberg, Los Angeles, États-Unis, 2003.

- Alexandre Lagoya, Fort de France, Martinique 2003.

- Torrent, Valencia, Espagne 2004.

- Mottola, Italie 2004.

- Jose Tomas, Alicante Petrer, Espagne 2004.

- Velez-Malaga, Malaga, Espagne, 2004.

- Forum Gitarre Wien, Vienne, Autriche 2004.

- Sernancelhe, Portugal 2004.

- San Francisco, États-Unis 2004.

- Andrès Segovia, Linares, Espagne 2004.

 

 

Thibault l'Affamé collectionne aussi dans les concours : treize "2ème prix" et cinq "3ème prix"...

 

 

 

 

5

 

 

UNE GUITARE DE RÊVE

 

 

 

Il dispose d'une guitare spéciale fabriquée par un luthier d'exception, Jean-Luc Joie.

Ce Bordelais est un chercheur passionné, qui n'a cessé de fabriquer des guitares uniques, voulant venir à bout des faiblesses de cet instrument.

 

 

Celui de Thibault Cauvin jouit d'une accoustique très supérieure à celle des guitares habituelles.

Un système spécial amplifie le volume, les couleurs et le dynamisme de la guitare.

Elle lui permet de jouer dans des lieux peu propices, dans de vastes salles et d'être mieux entendu par les spectateurs.

 

 

 

 

 

LA SUITE dans :

 

21/11/2013: THIBAULT CAUVIN, GUITARISTE NOMADE (2) (nov. 2013) (3 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



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Publié à 10:06, le 28/11/2013 dans B16. TBILISSI , Tbilissi
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